Communiqués de presse

Communiqué APH – JM – ISNI du 13 mai 2020

 

Action Praticiens Hôpital, Jeunes Médecins et l’Intersyndicale Nationale des Internes ont pris acte des annonces gouvernementales concernant l'octroi d’une prime ainsi que d'une revalorisation des heures supplémentaires ou des indemnités de sujétion des gardes afin de reconnaître la mobilisation du personnel hospitalier durant la crise sanitaire. Un communiqué diffusé le 17 avril 2020 nous a permis d’exprimer nos réserves sur le fond.

Nous rappelons que cette reconnaissance doit d’abord passer par une revalorisation significative de l’attractivité des carrières hospitalières de façon pérenne, et l’amélioration de nos conditions de travail. Nos organisations seront très attentives à ce que les pouvoirs publics ne l’oublient pas.

Depuis lors, les modalités d’octroi de cette prime qui ont été portées à notre connaissance ne sont absolument pas acceptables. Deux niveaux de prime ont été définis (500 € et 1 500 €) en fonction de critères géographiques ou d’activité exercée. De plus, certains établissements pourront décider que certaines catégories de personnel auront accès à la prime de 1 500 € et d’autres seulement à celle de 500 €.

Cette division artificielle en 2 catégories d’établissements de santé et de personnels est une faute politique, qui trahit une méconnaissance du fonctionnement de l’hôpital public et des principes élémentaires d’équité qui l’anime.

C’est l’ensemble de l’Hôpital Public et de ses personnels qui se sont investis collectivement dans cette crise afin de surmonter les conséquences de cette pandémie pour protéger nos concitoyens, quel que soit son statut, son métier, sa place auprès des patients ou de ses collègues. La reconnaissance  de la Nation ne doit pas les distinguer.

La cohésion sociale est un enjeu essentiel dans la lutte contre le Covid-19. Le gouvernement ne doit pas la mettre en péril par des mesures clivantes entre les différentes catégories de soignants.

Jacques Trévidic

Président APH

Président CPH

Jean-François Cibien

Vice-président APH

Président AH

Emanuel Loeb

Président JM

Justin Breysse

Président ISNI

 

Communiqué d’Action Praticiens Hôpital & Jeunes Médecins du 28 avril 2020

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins ont pris connaissance de la tribune publiée dans le journal « Le Monde » du 24 avril 2020 demandant la mort du caractère public du statut des hôpitaux et de ses personnels.

 

Les auteurs, un duo de hauts-fonctionnaires à la retraite, n’hésitent pas à employer des termes blessants envers les personnels hospitaliers, démontrant ainsi leur propre médiocrité.

 

A l’heure où l’hôpital public a fait la preuve de sa formidable adaptabilité et de la motivation extraordinaire de tous ses personnels, ces propos sont particulièrement indécents et déplacés.

 

Sans doute pris à contre-pied par les marques de reconnaissance de nos concitoyens, de l’attention des pouvoirs publics et même celle de la presse étrangère, ces hiérarques ont-ils pris ombrage que le projet de destruction de l’hôpital public qui les a animés tout au long de leur carrière, soit quelque peu compromis ?

 

Et bien non, la privatisation des hôpitaux publics ne se fera pas, malgré les appels pressants de ceux qui publient des rapports comme dernièrement, celui de la Caisse des Dépôts (désavoué par son directeur) ou des articles de presse appelant en ce sens. L’hôpital public est un bien collectif précieux que les Français ne laisseront pas disparaître au profit de quelques affairistes guidés par leur appât du gain et du pouvoir.

 

APH & JM appellent les pouvoirs publics à ouvrir une grande concertation avec les professionnels de l’hôpital public, organisations et syndicats, et les usagers afin d’entrer dans une démarche audacieuse de reconstruction de notre système de santé et de redonner une attractivité aux carrières médicales, paramédicales, administratives et techniques des personnels hospitaliers.

 

Contacts :
Jacques Trévidic, Président APH
Jean-François Cibien, Vice-président APH
Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins

 

Organisons la Saint Valentin de l’hôpital public !

 

Communiqué commun des organisations syndicales représentatives des personnels médicaux hospitaliers et des internes
Vendredi 7 février 2020
Organisons la Saint Valentin de l'hôpital public !

Depuis des mois, l’hôpital se mobilise. Ses difficultés sont connues de tous, usagers et soignants. Aujourd’hui, l’appauvrissement de son financement, la perte d’attractivité des carrières des personnels hospitaliers et une gouvernance interne trop peu partagée fragilisent sa place pourtant essentielle dans le système de santé.
 
Le 14 février prochain, jour de la Saint Valentin, sera une grande journée de mobilisation pour l’hôpital public. Tous les personnels hospitaliers et les usagers sont invités à participer à de grands rassemblements festifs dans les grandes villes où nous pourrons montrer aux pouvoirs publics notre attachement commun à l’hôpital.
 
Pour se reconnaître, chacun pourra apporter une fleur blanche qui sera déposée près d’un lieu symbolique de notre système de santé. Dans les grandes villes, notamment à Paris, des cortèges seront organisés.
 
Les organisations syndicales des personnels médicaux hospitaliers appellent tous nos collègues praticiens et internes à participer activement à cette journée de mobilisation et déposeront un préavis de grève en ce sens : le 14 février, déclarons notre flamme à l’hôpital public.

Dr Sadek Beloucif, Président SNAM-HP
Dr Rachel Bocher, Présidente INPH
Dr Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins  
Dr Renaud Péquignot, Président AH, Vice-Président APH    
Dr Norbert Skurnik, Président CMH
Dr Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Jérémie Zerbit, Président d’AJPH
Justin Breysse, Président ISNI
Lucas Denis, Co-président FNSIP-BM
Aurélie Truffot, Co-présidente FNSIP-BM
 
 
PRÉAVIS DE GRÈVE 

 

 

Nomination Olivier Veran

 
Communiqué d’Action Praticiens Hôpital & Jeunes Médecins du 18 février 2020
 
 
Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins prennent acte de la nomination du docteur Olivier Véran au poste de Ministre des Solidarités et de la Santé.
 
La tâche qui attend Olivier Véran est immense : depuis des années, l’Hôpital Public est sous-financé et les soignants épuisés. L’alternance de discours empathiques et de restrictions budgétaires n’a pas été effacée par quelques mesures ciblées, arrachées par la mobilisation des soignants.
 
Plus que le coronavirus qui a hélas fait son premier mort dans notre pays, le problème principal de l’hôpital public est l’insuffisance des effectifs dans de trop nombreux services, au premier rang desquels les Urgences où l’attente sur les brancards est responsable de décès supplémentaires chaque jour.
 
La priorité du nouveau ministre doit être l’Hôpital Public. Il n’est nul besoin d’une enquête pour connaître les raisons du « mal-être » des soignants parce que celles-ci sont décrites depuis des mois dans tous les communiqués de presse des organisations hospitalières, dans tous les articles de la presse spécialisée et exprimés dans tous les espaces de concertation comme sur les banderoles des manifestations qui ne s’arrêteront pas avant d’avoir obtenu gain de cause.
 
Monsieur le Ministre, l’Hôpital Public souffre de sous-financement, de trop de postes vacants par manque d’attractivité, des salaires bloqués depuis dix ans et qui pointent désormais en queue de peloton des pays de l’OCDE. Vous le savez depuis longtemps puisque vous êtes l’auteur d’un rapport remarqué sur l’intérim médical à l’hôpital, d’un autre sur la tarification à l’activité et êtes depuis le début du quinquennat le rapporteur des lois de financement de la sécurité sociale à l’Assemblée nationale. Le « forfait de réorientation »  défendu en tant que parlementaire, qui a pour objectif d'alléger les services d'urgences en incitant les hôpitaux à rediriger les patients vers la médecine libérale ne peut résumer votre future politique hospitalière !
 
APH et JM ont des propositions plus sérieuses et concrètes à vous faire, attendues par tous les hospitaliers. L’enquête que vous avez demandée peut être bouclée en 24 heures et vous pourrez ainsi immédiatement agir sur les dossiers importants : financement, attractivité des carrières et gouvernance interne des hôpitaux publics.
 
 
Contacts :
 
Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Renaud Péquignot, Président AH, Vice-président APH
Marc Bétremieux, Secrétaire général APH
Raphaël Briot, Trésorier APH
Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
 

Communiqué commun des organisations syndicales représentatives des directeurs et des personnels médicaux hospitaliers

 

Mercredi 5 février 2020
 
Les organisations syndicales des Praticiens Hospitaliers et de Directeurs ont pris connaissance du projet de décret relatif aux « emplois supérieurs hospitaliers » qui concerne les modalités de nomination des directeurs des établissements de la fonction publique hospitalière.
 
À juste titre, les organisations syndicales des directeurs ont déjà exprimé dans un communiqué commun leur rejet sur le fond et la forme de ces modifications importantes dont elles n’ont eu connaissance qu’au dernier moment. Ce procédé rappelle celui qui prévaut à diverses annonces concernant les PH : il est inacceptable. Le fond l’est également !
 
Les pouvoirs publics organisent la suppression de tout droit de regard sur les nominations dans les emplois majeurs pour l’hôpital qui concernent tant les PH que les directeurs.  De même qu’il est question de supprimer le concours de PH, il s’agit cette fois d’écarter les représentants élus des directeurs de la procédure de choix des candidats.
 
Ce projet de décret supprime les Comités de sélection dans lesquels les organisations syndicales de Directeurs sont représentées et qui proposaient une « short-list » aux agences régionales de santé, après examen partagé du parcours de chaque candidat.
Il supprime également la limite existante au recrutement de contractuels sur les emplois de direction, ce qui rappelle les projets de marginaliser les nominations de PH sur concours au profit de contractuels nommés localement.
Enfin, il instaure une distinction qui ne serait que sémantique entre « autorité de recrutement » qui peut être locale et « autorité de nomination » qui peut être nationale, si elle ne résonnait pas en écho à cet autre projet qui revenait à ramener les nominations de PH au seul échelon local en supprimant la liste d’aptitude nationale.
 
Ainsi la politique à l’œuvre face à chacun des deux corps se révèle une pratique d’atteinte systématique aux statuts et à leurs règles de gestion, favorisant le chacun pour soi et le gré à gré soumis au jeu des connivences locales. Cette politique inadmissible porte gravement atteinte au dialogue social et au respect des acteurs !
 
Par conséquent, les intersyndicales de Praticiens Hospitaliers et les organisations syndicales de Directeurs appellent les pouvoirs publics à retirer ce projet de décret. Dans tous les cas, une véritable négociation avec les organisations syndicales représentatives doit être le préalable à toute réforme statutaire.
 
Dr Sadek Beloucif, Président SNAM-HP
Dr Rachel Bocher, Présidente INPH
Didier Hoeltgen, Secrétaire Général CHFO    
Dr Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins  
Anne Meunier, Secrétaire Générale Syncass-CFDT  
Dr Renaud Péquignot, Président AH, Vice-Président APH    
Dr Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Jérémie Sécher, Président SMPS
Dr Norbert Skurnik, Président CMH

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Août 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Le 15/10 à 15h10 Hôpital et soignants en pause le temps d’une pose

 

APH s’associe à la journée d’action unitaire Santé 
et Action Sociale du 15 octobre 2020

 

À l’heure où la mobilisation générale de tous les hospitaliers s’organise pour faire face à la deuxième vague Covid, l’hôpital public doit retrouver sa juste place dans notre système de soins.

Le Ségur n’étant que poudre aux yeux ou presque, l’« hôpital-usine » reste le parent pauvre du système de santé par manques de financement, de ressources humaines, de lits, de matériel…

Au printemps et sans moyens, nous, les soignants, avons réorganisé l’hôpital tout en travaillant pour soigner sans relâche. Nous réclamons les moyens de changer la gouvernance pour retrouver le chemin de l’hôpital de la bienveillance.

Le 15/10 à 15h10, APH demande aux praticiens hospitaliers d’être solidaires du mouvement national. Il vous suffira d’arrêter, si cela est possible, votre activité pendant quelques instants et de fixer ce moment par une photo de groupe, un selfie... Envoyez-nous vos contributions, que nous publierons sur nos réseaux sociaux, à l’adresse   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’hôpital public doit continuer à exister, à vivre au sein des territoires il est ouvert jour et nuit, pour tous les patients, y compris dans les situations les plus graves. Pour ce faire, Action Praticiens Hôpital demande de toute urgence :

  • Un ONDAM hospitalier à sa juste valeur pour desserrer de l’étau financier qui asphyxie l’hôpital et l’empêche de soigner les patients dans de bonnes conditions ;
     
  • Un véritable choc d’attractivité : reconnaissance du temps de travail des praticiens hospitaliers, prise en compte de la pénibilité lié à leurs métiers et aux organisations de travail (gardes, astreintes, TTA), valorisation à hauteur des compétences et des responsabilités, une véritable qualité de vie professionnelle dans le respect de la vie privée…
     
  • Une restauration du dialogue social avec l’ensemble des organisations représentatives des praticiens, condition indispensable à tout progrès pour l’hôpital public.

 

« TESTER ALERTER PROTEGER : APH alerte ! »

Communiqué du 18 septembre 2020

Le ministre des solidarités et de la Santé s’est exprimé jeudi soir pour un point qu’il annonce hebdomadaire sur la stratégie nationale face à la deuxième vague de la Covid-19.
 

Cette politique repose sur 4 piliers dont celui du dépistage massif de la population avec le fameux triptyque « TESTER – ALERTER- PROTEGER ».
 

APH, se permet d’alerter nos concitoyens : la deuxième vague de la COVID se profile.  Le ministre déclare que plus de 1 200 000 tests ont été réalisés cette semaine mais qu’en raison de « l’embouteillage » dans les laboratoires les délais de rendu de résultats sont allongés. Jusqu’à 7 jours d’attente…
 

APH précise que ces délais deviennent incompatibles avec une bonne stratégie de prise en charge pour les malades ayant besoin d’un diagnostic en urgence.
 

APH s’étonne également de l’annonce du ministre sur le niveau de stock des tests RT-PCR, qui sont aujourd’hui les seuls tests validés, car de nombreux laboratoires de ville ou hospitaliers annoncent des ruptures de stock.
 

APH se félicite de voir qu’après nos premiers Communiqués de Presse sur la gestion du dépistage le ministère a modifié sa doctrine sur la priorisation des prélèvements. Priorisation et ciblage de réalisation des tests arrivent cependant trop tard. Dans les hôpitaux tout est prioritaire, nous devons diagnostiquer les patients symptomatiques comme les cas contacts chez les soignants ou dans les populations à risque.
 

L’utilisation des nouveaux tests, les tests antigéniques avec prélèvement nasopharyngé ou les tests salivaires suivi d’une RT-PCR sont toujours en attente de recommandations ou d’autorisation précises…
 

Les tests salivaires, moins sensibles que la RT-PCR, seront réservés à certains patients symptomatiques. Ces nouvelles techniques ne suffiront pas à désengorger les laboratoires. Le Ministre n’a-t-il pas placé la charrue avant les bœufs ?
 

Action Praticiens Hôpital, comme tous nos concitoyens, attend un discours de vérité de la part des pouvoirs publics et du Ministre de la Santé. Le cruel constat de la tension en réactifs et en moyens humains sur des personnels déjà éprouvés par la première vague du COVID et par la canicule, dans ce contexte de pandémie qui va durer dans le temps, doit entraîner des réponses pertinentes sur la politique de diagnostic et de dépistage du COVID dans notre pays. 

APH demande, dans l'intérêt des Français comme des professionnels de santé, un dépistage du COVID ciblé sur prescription médicale comme pendant la première vague.

 

Jean-François Cibien
Président AH
Président APH

Carole Poupon
Présidente CPH
Vice-présidente APH

 

Quel protocole d'accord pour vous, PH : donnez votre avis

Comme vous le savez, des syndicats de médecins – qui ne sont pas majoritaires chez les praticiens hospitaliers et les praticiens non-titulaires – s’apprêtent à signer un protocole d’accord qui n’est pas en phase avec les propositions que nous avons exposées au ministre, et, surtout, qui ne semble pas répondre au choc d’attractivité tant attendu.

Nous vous sollicitons à nouveau pour donner votre avis sur les deux propositions :

L’enquête est rapide (une à deux minutes) et la deadline est à CE dimanche à 18 heures.

Vous avez été plus de 5500 à répondre à notre enquête la semaine dernière, nous comptons sur vous pour faire exploser les compteurs.

Nous sommes vos représentants, votre participation est notre force.

Soyez nombreux à voter, et à faire voter ! C’est par ici que ça se passe : https://forms.gle/W2ssByj2mjot317M7

NOTE EXPLICATIVE

Voici les scénarios et les simulations pour des PH temps plein, sans activité libérale, avec décompte du temps de travail en demi-journées (voir le pdf explicatif ici).

  • PH échelon 4, 7 , 10
  • PH échelon 13 avec plusieurs niveaux d’ancienneté dans l’échelon

La ligne « Total » indique les émoluments avant inclusion des gardes.

La ligne « Avec 4 gardes » simule les revenus en incluant les indemnités de sujétions (salaire + IESPE + indemnités de sujétion).

La ligne « Journées libérées » indique combien de jours vous avez travaillez en moins avec « 24 heures = 5 DJ » par rapport au décompte 24 heures = 4 DJ.

La ligne « TTA payé sur la 5ème DJ » indique combien de TTA vous est payé en plus si vous préférez travailler ces jours-là.

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