LDS et réforme 2015 du DPC: l'Avis des 5 intersyndicales

Courrier, signé des 5 intersyndicales de PH dont AH, adressé à la DGOS, concernant l'article de la LDS modifiant le DPC.
 
 
..."En l’état, et comme nous le craignions, l’article proposé sur le DPC ne tient pas compte de nos réflexions, une fois de plus nous avons été écoutés mais pas entendus et avons perdu notre temps. L’usine à gaz reste la même, sauf l’obligation triennale, rien n’est garanti pour la représentation des médecins salariés au sein des instances, aucune autonomie n’est laissée au collègue pour le choix de sa formation continue, les CNP deviennent l’unique interlocuteur du PH sans alternative, et les CME sont absentes du dispositif. 
 
Nos demandes sont essentiellement focalisées sur 3 points : 
  • Place de la décision individuelle dans la FMC : la présentation du 18 février ne liait pas la FMC à un parcours déterminé par chaque CNP 
  • Place de la CME : la place de la CME comme décisionnaire de l’attribution des financements FMC n’apparait pas dans le parcours du DPC. 
  • Cotisations employeurs hospitaliers: La non fongibilité des enveloppes correspondant aux cotisations employeurs d’une part et au financement lié à la délégation des crédits en provenance de l’OGDPC d’autre part doit être garantie. Enfin, l’adhésion des établissements à l’ANFH ne doit pas obliger ces derniers à verser leur cotisation employeur à cette dernière, contrairement à la pratique actuelle. En effet, les praticiens des établissements qui n’adhèrent pas ne peuvent pas accéder aux fonds gérés par l’ANFH. Cette situation nous paraît inacceptable
 
1. La FMC est réintroduite, mais absolument pas garantie. On remet l’ensemble du processus DPC et FC sous l’emprise des méthodes HAS, qui sont une vision ne permettant pas d’embrasser l’ensemble de nos besoins de formation continue. Nous exigeons que la FMC figure es qualité et de manière individualisée, et sans le passage par les méthodes HAS qui ne sont adaptées QUE aux EPP voire à la gestion des risques. - "Les conseils nationaux professionnels retiennent, sur la base des méthodes élaborées par la la Haute Autorité de santé , les méthodes qui leur paraissent les plus adaptées pour la mise en œuvre du développement professionnel continu." Introduire « notamment » sur la base de.... 
2. A l'article L. 4021-1 : Le développement professionnel continu a pour objectifs le maintien et l‘actualisation des connaissances, des compétences ainsi que l’amélioration des pratiques. Il constitue une obligation pour les professionnels de santé Le DPC et la FMC et leur organisation constituent une obligation pour le soignant, ainsi que le cas échéant, pour son employeur. » 
3. Il n’y a plus de libre choix par le PH de sa formation continue : Le trajet du PH pour sa FMC et son DPC est désormais soumis exclusivement au CNP. Outre le fait que de nombreuses spécialités ne sont pas organisées en CNP, le PH ne pourra pas sortir de ces contraintes. Quid des besoins de formation qui sortent du cadre fixé par le CNP (qui peut être soumis à des pressions multiples, et dont la composition n’est pas fixée par la réglementation (à fixer dans la Loi). D’autant que les CNP seuls vont aussi gérer le document de traçabilité. Il faut trouver un lieu alternatif que le PH pourra choisir (commission FMC des CME). 
4. Si on donne autant de travail aux CNP, il faudra les financer. 
5. Les CME et leurs commissions FMC ont totalement disparu du dispositif. Or c’est 
un lieu de proximité important pour le PH. Les CME des établissements doivent 
organiser la FMC DPC des médecins, établir un bilan annuel prospectif et 
rétrospectif des moyens déployés pour la réalisation du DPC des médecins. 
6. Il n’y a aucune garantie de proximité ni de transparence pour le PH : quelle information, quel accès aux données dématérialisées, comment assurer son suivi personnalisé ? 
7. La composition du Haut Conseil n’est pas fixée, donc une fois de plus les libéraux 
vont faire une OPA dessus et nous n’y siégerons pas : composition à fixer, avec respect des nombres constituant les groupes, et présence syndicale de droit. 
8. Quelle garantie avons-nous d’un financement du DPC « prioritaire intégré » par l’assurance maladie via la nouvelle agence du DPC ? La comparaison des articles L.4022-6 et 7 est claire : du côté des libéraux c’est l’agence qui est présentée comme le financeur principal, de l’autre côté pour les hospitaliers publics ce sont les employeurs publics qui sont les financeurs principaux (in extenso ce sont les 0,50 et 0,75% de la masse salariale des praticiens) 
L’agence peut contribuer au financement mais elle n’en a pas obligation. On est très loin des premières propositions de 2013 où la fraction de la taxe « médicament » était répartie équitablement entre libéraux et praticiens hospitaliers. L’équité n’a d’ailleurs jamais été respectée ! Va-t-on franchir un nouveau pas avec un financement reposant sur les bonnes intentions de la nouvelle agence ? Si c’est le cas le financement de la FMC que l’on craignait insuffisant en raison de l’étroitesse des cotisations des établissements publics le sera effectivement. Un nouveau pas vers la dégradation de l’attractivité des carrières à l’hôpital public ? 
9. L’adhésion à l’OPCA ne garantit pas la non fongibilité des enveloppes. Où voit on que le DPC est payé par la taxe labo et la FMC par les hôpitaux, point qui était consensuel dans nos demandes? 
10. Modification de l'Art. L. 4021-4. L’Université peut contribuer à la dimension scientifique du développement professionnel continu 
11. " Les conseils nationaux professionnels regroupent pour chaque profession de santé ou, le cas échéant, chaque spécialité, les sociétés savantes et les organismes professionnels. Leurs missions sont définies par une convention conclue entre ces conseils ou l’organisme fédérateur créé à leur initiative, et l’Etat." : la composition des ces CNP gagnerait à être précisée par un texte réglementaire. En effet, leur composition actuelle résulte de compromis entre différents groupes de pression, et leur représentativité est dès lors sujette à caution. "...
 
 
 
 

DPC: Les organisations écrivent à Madame la Ministre

"Madame la Ministre, Un rapport de l’IGAS a récemment éclairé les conditions de mise en place, les réalisations et les difficultés du dispositif de Développement Professionnel Continu. Les problématiques de l’hôpital public y sont peu abordées et les préconisations de l’IGAS, pour intéressantes qu’elles soient pour certaines d’entre elles, ne répondent pas aux attentes les plus urgentes des hospitaliers qui ..."

 

 

 

DPC: Avenir Hospitalier s'interroge et écrit à la Ministre

Obligatoire depuis le 1er janvier 2013, l'organisation du DPC et son financement semblent aujourd'hui loin du compte. Avenir Hospitalier fait part de ses interrogations sur cette machinerie complexe et écrit à Mme Marisol Touraine, Ministre chargée de la Santé.

Lire le courrier

 

DPC : ANALYSE DU RAPPORT IGAS ET CONSEQUENCES A TIRER SUR LE DPC DES MEDECINS HOSPITALIERS

Avenir Hospitalier a analysé en profondeur le rapport IGAS, et félicite ses auteurs pour le travail de fond réalisé, sans tabou aucun. Vu qu’il reprend les critiques fortes que nous dénonçons depuis plusieurs années, nous le relayons, et faisons à notre tour des propositions : vidons l’abcès avant qu’il ne s’enkyste.

Ce rapport pointe les dysfonctionnements de l’OGDPC et au-delà, de tout le DPC pour les professions de santé en exercice libéral, comme de son absence de pertinence pour les médecins salariés hospitaliers. Les dysfonctionnements sont relevés avec des termes francs : « épais nuage de problèmes, vices de conception, mauvais réglages, conduite de projet défectueuse, blocages, carapace de scepticisme », auxquels nous adhérons.

Deux points critiques dans ce rapport :

  • les incohérences du fonctionnement de l’OGDPC et l’échec d’un dispositif unifié pour les professionnels de santé ;
  • les vices de fonctionnements et sa dérive budgétaire.

...

lire l'expertise complete en cliquant ici

 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

----------------------------------------------------------------

Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

----------------------------------------------------------------

 
 

  

       

Pour lire le sommaire et les articles cliquez ici

Pour télécharger la revue, cliquez ici

----------------------------------------------------------------

Les annonces de recrutement 
Février 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Manifestation parisienne du 14 février

Retour en vidéo sur la manifestation parisienne du 14 février 2020 avec les interviews de Renaud Péquignaud (Vice-Président d'APH, Président d'AH et administrateur du SNPHARE) et de Jacques Trévidic (Président d'APH et de CPH).

Tribune unitaire

 

Tribune inter-organisations pour la défense de l’hôpital public, des établissements de Santé et d’Action Sociale
 
Par cette tribune, les organisations signataires veulent alerter la population : l’hôpital public est exsangue et n’est plus capable d’assurer son rôle de service public, mettant en cause l’égalité d’accès, d’accueil et une prise en charge de qualité sur tout le territoire. Aujourd’hui, des pans entiers de l’activité hospitalière et des établissements de santé et de l’Action Sociale s’effondrent et les réponses du gouvernement ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux.
 
Depuis plusieurs mois, les professionnel.le.s tous métiers confondus de l’hôpital public et des établissements de Santé et de l’Action Sociale sont engagé.e.s dans un mouvement social afin d’exiger des pouvoirs publics les moyens nécessaires à une refondation du service public hospitalier, de notre système de Santé et d’Action Sociale. Parti de la mobilisation dans les EHPAD, suivi de celles des services des urgences, ce mouvement atteint aujourd’hui la totalité des secteurs d’activité des établissements du sanitaire, médico-social et social, exsangue après des années de restriction budgétaire. 
 
Nous exigeons les mesures immédiates qui permettront d’endiguer l’hémorragie qui met en péril l’hôpital public, fleuron de notre système de santé,  et les missions de services publics dans les autres établissements du sanitaire, médico- social et social:
 
  • L’augmentation du budget consacré à l’hôpital au moins égal à l’évolution naturelle des dépenses (4,4%) ; Il faut un correctif budgétaire sur l’ONDAM dans la loi de la sécurité sociale allant dans ce sens ;
  • La reconnaissance et la revalorisation générale des carrières médicales et non médicales, notamment en début de carrière se traduisant par une augmentation salariale ;
  • Le recrutement immédiat de professionnel.le.s supplémentaires et plan de formation pluridisciplinaire ;
  • La reconnaissance de la pénibilité de nos métiers ;
  • L’arrêt des fermetures de services, d’établissements et des réouvertures de lits, partout où cela est nécessaire ;
  • Une gouvernance des hôpitaux, des établissements plus ouvertes aux professionnel.le.s,  aux personnels et aux usagè.re.s ;
  • L’égalité d’accès, d’accueil et de prise en charge de qualité pour la population sur tout  territoire.
 
Nous exigeons l’ouverture de véritables négociations sur l’avenir de l’hôpital public et des établissements de Santé et de l’Action Sociale avec le Premier Ministre et le Président de la République, seuls capables de débloquer la situation afin de sortir de la crise actuelle.
 
Les organisations, professionnel.le.s et personnes signataires de cette tribune réaffirment aujourd’hui leur volonté d’avancer ensemble avec au cœur de leurs préoccupations d’assurer la qualité et la sécurité d’accueil, d’accompagnement et de soins de nos concitoyens, cela passe par des nécessaires mesures d’améliorations  des conditions de travail de tous les personnels et la prise en compte des besoins de la population.   
 
Elles appellent à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 14 février 2020 pour que le gouvernement réponde concrètement par des actes forts, aux exigences d’ouvertures urgentes de négociations.
 

Grève du 17 décembre

 
Communiqué commun des organisations syndicales des personnels médicaux hospitaliers,
des internes et des étudiants
 
 
La mobilisation des professionnels de l’hôpital public ne faiblit pas.
 
Face à l’inertie du Gouvernement, les organisations syndicales des personnels médicaux, des internes et des étudiants appellent une nouvelle fois tous les professionnels hospitaliers à cesser le travail le 17 décembre pour exiger les mesures immédiates de sauvegarde de l’hôpital public :
 
-  augmentation du budget hospitalier au moins égal à l’évolution naturelle des dépenses (4,4%) ;
-  revalorisation massive des carrières médicales et non médicales, notamment en début de carrière ;
-  gouvernance partagée plus ouverte aux professionnels médecins et soignants.
 
Tous les professionnels sont invités à rejoindre les manifestations unitaires qui permettront l’expression des revendications propres au service public hospitalier. A Paris, un cortège « Santé » est organisé à 11 heures depuis l’hôpital Lariboisière jusqu’à la Place de la République. Compte tenu des difficultés de transport, la participation aux actions locales est aussi privilégiée.
 
Nous exigeons des pouvoirs publics l’ouverture immédiate de négociations sur tous les sujets qui occupent aujourd’hui le champ social afin de sortir de la logique d’évitement du gouvernement.
 
Dr Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Dr Renaud Péquignot, Président AH, Vice-Président APH
Dr Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
Dr Sadek Beloucif, Président SNAM-HP
Dr Rachel Bocher, Présidente INPH
Dr Norbert Skurnik, Président CMH
Dr Jérémie Zerbit, Président AJPH
Justin Breysse, Président ISNI
Lucas Denis, Co-président FNSIP-BM
Aurélie Truffot, Co-présidente FNSIP-BM
Roxane Hellandsjö-Prost, Présidente de l’ANEMF
 

 

© Avenir Hospitalier - VA Solutions 2012 - Tous droits réservés