Communiqués de presse

RÉTROPÉDALAGE EN RÈGLE SUR L’INTÉRIM MÉDICAL

Communiqué Action Praticiens Hôpital & Jeunes Médecins du 13 octobre 2021

 

Le contrôle de l’intérim médical par l’encadrement strict et la diminution des rémunérations voulu par la Loi Rist et adopté par l’Assemblée Nationale cet été se heurte à la réalité de la démographie médicale et à celle du marché de l’emploi médical en France.

Une fois de plus, le gouvernement et la représentation nationale ont préféré contraindre plutôt que de rendre attractif l’exercice médical hospitalier et se prend les pieds dans son propre tapis.

Le Ségur n’a rien changé aux conditions de travail des médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers et les hôpitaux peinent toujours à recruter et à garder du personnel médical mais aussi soignant.

Les rémunérations ne sont toujours pas à la hauteur du travail réalisé et la perte de pouvoir d’achat de 30 % de ces quinze dernières années par le blocage des grilles salariales n’est absolument pas rattrapée. La 23ième place occupée par la France pour la valorisation des salaires des personnels hospitaliers est indigne de l’engagement des soignants et des praticiens. Le Ségur est venu saupoudrer une réévaluation des salaires mais dans le même temps les autres gouvernements des pays de l’OCDE ayant bien saisi le rôle vital des soignants pour la qualité de vie de tous et les ont revalorisés.

La gouvernance et les organisations désuètes plombent le quotidien des médecins hospitaliers en compliquant systématiquement leur exercice plutôt que de l’aider et de l’encourager.

L’hôpital continue à fermer des lits, à se vider de ses personnels et à courir après l’illusion de la rentabilité. La crise sanitaire n’a rien changé et toutes les économies se font toujours sur la masse salariale et l’importation en masse de dispositifs médicaux fabriqués à l’autre bout du monde à moindre cout.

Il faut en urgence changer de cap si l’on veut conserver un système de santé capable de prendre en charge l’ensemble de la population.

Il faut, en urgence, restaurer l’attractivité des carrières médicales mais aussi des soignants en retrouvant un niveau de rémunération conforme à la norme européenne.

APH, union de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux et d’Avenir Hospitalier, et Jeunes Médecins demandent au gouvernement de prendre immédiatement des mesures fortes d’attractivité en faveur des praticiens hospitaliers :

  • Récupération des 4 années d’ancienneté perdues par les praticiens nommés avant 2020 lors de l’application de la nouvelle grille salariale,
  • Revalorisation de la permanence des soins, gardes et astreintes, en temps et en argent. Cinq demi-journées pour une grade de 24 heures et une indemnité de sujétion à 450 euros pour la garde. Une revalorisation similaire pour les astreintes couplée à l’ouverture d’un compte pénibilité pour les retraites des praticiens,
  • La titularisation immédiate de tous les praticiens contractuels qui ont validé leur concours de praticien hospitalier,
  • Une réforme ambitieuse et sans dogme de la gouvernance hospitalière,
  • Un ONDAM hospitalier à la hauteur de l’engagement des missions de l’Hôpital Public pour un juste soin en tout point du territoire,
  • Une planification des besoins en santé en nombre de praticiens et de soignants pour une mise en adéquation de la formation des étudiants en santé pour retrouver une offre de soin digne de la France sans oublier nos territoires ultra-marins,
  • Une réflexion nationale et régionale sur des mesures favorisant les recrutements et la possibilité d’un exercice territorial choisi.

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DIALOGUE « SOCIAL » ENTRE LES PRATICIENS ET LE MINISTÈRE : Quand le ministère joue avec les agendas des praticiens, au mépris des patients et des équipes médicales

Communiqué APH & JM du 8 octobre 2021

 

Les membres du Conseil Supérieur des Professions Médicales ont appris ce lundi le report de deux demi-journées de travail de la commission des statuts prévues les 14 et 15 octobre, dont l’ordre du jour n’est toujours pas défini, mais est probablement en lien avec des modifications profondes dans la réglementation du statut de praticien hospitalier et des modalités pour faire face au plafonnement de l’intérim médical.

Ils apprennent également que des réunions présentielles destinées au vote des textes, prévues les 4 et 5 novembre auront lieu en visioconférence, ce qui est un déni de plus dans les modalités proposées et dictées par le ministère pour un dialogue social constructif.

Tout ceci, sans explication et sans réponse à nos remarques ou questions sur ce report.

Pourtant, ce calendrier est prévu depuis des mois. Les praticiens qui représentent leurs collègues se sont organisés, pour participer à ces réunions (annulation de plages de consultations, sollicitation d’efforts de la part de leurs collègues pour permettre un maintien d’activité tout en les laissant aller à ces réunions de première importance au ministère). Les dates de reports imposées sans la moindre concertation coïncident avec des congrès syndicaux où des membres du CSPM (syndicats, directeurs, présidents de CME) sont conviés.

Déjà, la semaine dernière la DGOS nous convoquait en urgence suite à un « oubli » d'une secrétaire, au sujet de la mise en œuvre d’une mesure qui va mettre à mal l’hôpital public, celle de l’intérim.

Ces manques d’organisation et de respect des équipes de la DGOS témoignent d’une dégradation du climat social voire d’un mépris certain et grandissant.

Cette même semaine dernière, il était demandé au ministère de reprendre les réunions présentielles, beaucoup plus propices au débat et à la co-construction de la réglementation concernant le statut des praticiens. A l’heure où l’hôpital public n’arrive pas à se relever d’une situation de pénurie et de restrictions présentes bien avant l’arrivée de la COVID, crise qui a déstructuré encore plus l’Hôpital Public, ses soignants, ses praticiens. Ces nouvelles modalités d’un dialogue syndical mouvant et en distanciel semblent très constructives pour une politique virtuelle et nouvelle du dialogue social… Nous en prendrons acte.

Ces changements de date et de règles de fonctionnement « comme bon semble au ministère » sont inadmissibles, et témoignent du manque de respect des tutelles vis à vis des professionnels de santé que nous sommes. Ces exemples montrent également un certain mépris de notre engagement quotidien.

APH et Jeunes Médecins demandent que :

-       Le calendrier des réunions fixé par la DGOS soit scrupuleusement respecté sauf cas de force majeure validé par nos présidents,

-       La norme soit la tenue de réunions présentielles, et l’exception, dûment justifiée, la visioconférence,

-       La (re-)construction nécessaire de l’Hôpital Public ne soit pas remplacée par un simulacre de négociation où les décisions sont prises à l’avance pour être confirmées sans prise en compte du vote des praticiens voire en opposition totale des votes de celles et ceux qui défendent les praticiens et qui ont une connaissance précise du terrain et des difficultés de par leur exercice.

Droits et moyens syndicaux pour les praticiens hospitaliers. Insuffisance sociale chronique au ministère de la santé.

 

 Droits et moyens syndicaux pour les praticiens hospitaliers.

Insuffisance sociale chronique au ministère de la santé.

Communiqué Action Praticiens Hôpital du 12 juillet 2021

 

Le décret 2021-908 du 7 juillet 2021 relatif aux droits et moyens syndicaux des personnels médicaux, odontologiques et pharmaceutiques des établissements de santé et médico-sociaux publics vient de paraître au Journal Officiel.

Après plus de 10 ans de discussion avec notre ministère de tutelle, après avoir obtenu la création du conseil supérieur des professions médicales (CSPM), ce décret permet enfin la reconnaissance d’un droit constitutionnel pour tous les travailleurs et jusqu’à présent bafoué pour les praticiens hospitaliers. C’est une juste victoire pour Action Praticiens Hôpital qui a porté ce combat dès le début de sa création.

Les moyens accordés par ce décret ne sont malheureusement pas suffisants pour installer une véritable démocratie sanitaire dans notre pays. L’hôpital public continue à être déserté par les médecins français pour les raisons, révélées et aggravées par la crise sanitaire, que chacun maintenant ne peut plus ignorer.

 

18 équivalents temps plein pour représenter 47 000 praticiens Hospitaliers, 38 000 praticiens non titulaires et 6000 hospitalo-universitaires c’est non seulement très insuffisant pour les hospitaliers mais surtout très en deçà de ce qui est accordé aux autres corps d’agents publics (Article 13 du décret 2012-736 et article 16 du décret 82-447 modifié).

 

Action Praticiens Hôpital demande que 390 équivalents temps plein soient mis à disposition des organisations syndicales de praticiens hospitaliers conformément aux règles de calcul en vigueur dans la fonction publique et dans les autres corps d’agents publics.

 

« Une subvention sera accordée pour l’achat de matériel informatique et téléphonique ». C’est très insuffisant !

 

Action Praticiens Hôpital demande le financement ou la mise à disposition de locaux pour les organisations représentatives comme c’est le cas dans d’autres corps d’agents publics.

 

Les hospitaliers subissent une fois de plus une adaptation réglementaire a minima qui ne les satisfait pas, APH envisage donc, une nouvelle fois, de porter un recours devant la juridiction compétente afin que les praticiens hospitaliers puissent obtenir ce à quoi ils ont droit.

 

Jean-François Cibien

Président AH

Président APH

06 07 19 79 83

 

Yves Rébufat

Président exécutif AH

06 86 87 62 76

 

Anne Wernet

Présidente du SNPHARE

 

François Braun

Président de SUdF

 

Jacques Yguel

Président SPHP

 

Jean-Marie Leleu

Président FNAP

 

Emmanuel Cixous

Président du SNPEH

 

 

Carole Poupon

Présidente CPH

Vice-présidente APH

06 76 36 56 67

 

Richard Torrielli

Représentant adhérents directs Avenir Hospitalier

 

Yves Hatchuel

Président du SMH

 

Salem Ould-Zein

Président du SNPADHUE

 

Delphine Glachant

Présidente USP

 

Pascale Le Pors

Vice-Présidente SYNGOF

 

Abdelkrim Benchikh-El-Fegoun

Vice-président du SMH

Délégué AH Outre-Mer

 

 

Emanuel Loeb

Président JM

06 50 93 64 60

 

Eric Guiheuneuf

Vice-Président des Biologistes Médicaux

 

Denis Cazaban

Président du Smarnu

 

Anne David-Bréard

Présidente du SNGC

 

Marie-José Cortès

Présidente SPH

 

Xavier Palette

Vice-Président SNBH

 

 

 

 

 

 

 

3ème comité de suivi du Ségur des personnels médicaux L’échec du Ségur est bel et bien en marche

 

3ème comité de suivi du Ségur des personnels médicaux

L’échec du Ségur est bel et bien en marche

CP du 30/09/2021

 

Ce mercredi 29 septembre se tenait en visioconférence le 3ème comité de suivi du Ségur des personnels médicaux hospitaliers, en présence de la DGOS, de la FHF et des organisations syndicales représentatives sans le ministre ni la directrice de la DGOS.

Les mesures de reclassement des PH sont oubliées par le ministre et ses équipes. Pourtant, les organisations signataires demandent comme Action Praticiens Hôpital une bonification de 4 ans pour tous, identique à celle qui a été accordée aux plus jeunes. C’était pourtant une mesure d’attractivité forte, un signal fort pour les PH… Nous attendrons donc le jugement en Conseil d’État sur le recours porté par APH contre le décret sur le reclassement.

Les décrets sur la modernisation des statuts « uniques » de PH et de contractuels tardent à sortir. APH s’en serait offusqué si ces mesures étaient réellement des mesures d’attractivité. En dehors de la reconnaissance des valences non cliniques ou des primes managériales, aucune mesure forte d’attractivité n’apparaît.

Pire encore, la publication prochaine du décret sur la prime de solidarité territoriale contre l’avis unanime des représentants des praticiens en CSPM. De manière incroyable, cette mesure est censée être le pendant de celle qui dans la « loi Rist » sanctionne le dépassement du plafond légal des tarifs de l’intérim. Si APH regrette des tarifs d’intérim parfois exorbitants, remplacer un intérimaire par un praticien épuisé qui travaillera au-delà de ses obligations de service, c’est dangereux pour le praticien et encore plus pour le patient. Penser que plafonner l’intérim va inciter les intérimaires à s’engager dans une carrière hospitalière, c’est nier le défaut d’attractivité de ces carrières et être aveugle sur l’agressivité du « mercato » médical en ces temps de grande pénurie.

Que va-t-il se passer ? C’est mathématiquement simple : fermeture de salles d’opérations alors qu’il y a déjà un retard de prise en charge chirurgicale, de lignes d’urgences et de Smur déjà mises à mal depuis des années : le gouvernement devra assumer cet abandon du soin de la population.

 

Pour restaurer l’attractivité, APH demande, de toute urgence :

  • Le reclassement de l’ensemble des praticiens hospitaliers avec une bonification de 4 ans dans la nouvelle grille salariale comme pour les praticiens entrants.
  • D’ouvrir le chantier de la permanence des soins : de la 5ème demi-journée demandée par nos organisations syndicales depuis près de 20 ans - demande à laquelle se raccrochent, tels les ouvriers de la dernière heure, les syndicats signataires du Ségur après l’avoir sortie du protocole d’accord - mais aussi, valorisation des astreintes, de la télémédecine… Même la FHF le demande !
  • D’ouvrir le chantier de la formation continue : celui-ci devait être ouvert début 2021. Le maintien des compétences est un challenge auquel les tutelles doivent répondre : sanctuarisation du temps des 15 jours statutaires de formation et financement réaliste de la formation continue médicale.

Dr Jean-François Cibien

Président AH

Président APH

06 07 19 79 83

Dr Carole Poupon

Présidente CPH

Vice-présidente APH

06 76 36 56 67

Dr Yves Rébufat

Président exécutif AH

06 86 87 62 76

 

Adhésion du SNPeH à Avenir Hospitalier (AH) et nouveau conseil d'administration d'AH

 

 

Adhésion du SNPeH et nouveau conseil d'administration d'Avenir Hospitalier

Communiqué de presse de l'intersyndicale Avenir Hospitalier du 18 mai 2021 

L’intersyndicale Avenir Hospitalier a réuni son Assemblée Générale le 11 mai 2021. Conformément aux statuts, les membres élus du Conseil d’administration ont été élus et/ou renouvelés.
 
Avenir Hospitalier a modifié la composition du Conseil d’administration pour permettre un meilleur fonctionnement de l’intersyndicale en regard du paysage syndical actuel.
Ainsi un poste de Président exécutif agissant par délégation a été créé pour permettre au Président actuel, le Dr Jean-François Cibien de se concentrer sur la Présidence d’Action Praticiens Hôpital (qui regroupe la Confédération des Praticiens des Hôpitaux et Avenir Hospitalier) tout en continuant à faire vivre Avenir Hospitalier et les thématiques syndicales qui lui sont propres.
Deux postes de délégués généraux ont aussi été créés sur deux thématiques spécifiques : l’Outre- mer et l’Université.
 
Par ailleurs, Avenir Hospitalier accueille un nouveau membre depuis son dernier Conseil d’Administration puisque le SNPEH (Syndicat National des Pédiatres des Établissements Hospitaliers) a décidé de nous rejoindre. Avenir Hospitalier reste donc une intersyndicale dynamique qui continuera à porter ses thématiques fondatrices et beaucoup d’autres encore.

Composition du Conseil d'Administration

Membres élus :
Président : 
Dr Jean-François Cibien (SUdF)
Président exécutif : Dr Yves Rébufat (SNPHARE)
Délégué Général en charge de l’Outre-Mer : Dr Abdelkrim Benchikh-El-Fegoun (SMH)
Délégué Général en charge de la recherche et de l’enseignement : Dr Raphaël Briot (SNPHARE)
Secrétaire Générale : Dr Anne Wernet (SNPHARE)
Secrétaire-adjoint : Dr Emmanuel Cixous (SNPEH)
Trésorier : Dr Eric Guiheneuf (Les Biologistes Médicaux)
Trésorier-adjoint : Dr Pascal Debièvre (SYNGOF)

Membres de droit :
Vice-Président : Dr Pascale Le Pors (SYNGOF)
Administrateur délégué : Dr Pascal Debièvre (SYNGOF)
Vice-Président : Dr Anne Wernet (SNPHARE)
Administrateur délégué : Dr Emmanuelle Durand (SNPHARE)
Vice-Président : Dr Abdelkrim Benchikh-El-Fegoun (SMH)
Administrateur délégué : Dr Yves Hatchuel (SMH)
Vice-Président : Dr Anne David-Bréard (SNGC)
Administrateur délégué : Dr Magali Guichardon (SNGC)
Vice-Président : Dr François Braun (SUdF)
Administrateur délégué : Dr Edwin Rouff (SUdF)
Vice-Président : Dr Eric Guiheneuf (Les Biologistes Médicaux)
Administrateur délégué : Dr Dr Hichem Assami (Les Biologistes Médicaux)
Vice-Président : Dr Emmanuel Cixous (SNPEH)
Administrateur délégué : Dr Philippe Babe (SNPEH)
Représentant des membres adhérents à titre particulier : Dr Richard Torrielli
Dr Jean-François Cibien, Président
Dr Yves Rébufat, Président excécutif
Dr Anne Wernet, Secrétaire Générale

 
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Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

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Les dernières actus

ActuAPH 7

Actu'APHn°7 est en ligne

Note de l’union syndicale Action Praticiens Hôpital, regroupant la Confédération des Praticiens des Hôpitaux et Avenir Hospitalier, et Jeunes Médecins.

 

 

L'union syndicale Action Praciens Hôpital, regroupant Avenir Hospialier et la Confédération des praticiens des Hôpitaux, ainsi que Jeunes Médecins, a adressé une note au Ministre des Solidarités et de la santé que vous retrouverez dans son intégralité dans les pdf à télécharger ci-dessous.

 

# SIMULATEUR DE SALAIRE POST-SÉGUR

Retrouver le simulateur de salaire post-Ségur sur le site de Jeunes médecins

https://www.jeunesmedecins.fr/salaire-segur/

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