Communiqués de presse

Communiqué de Presse suite à la parution des textes promulguant un statut unique pour les trois disciplines Hospitalo-Universitaires

La commission Hospitalo-Universitaire de l'intersyndicale APH, union d’Avenir Hospitalier et de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, a pris connaissance de la publication des textes afférents au nouveau statut commun aux trois disciplines : Médecine, Pharmacie, Odontologie.
 
Si la fusion de ces trois disciplines au sein d'un même statut est une chose positive à saluer, aucune des avancées sociales de base, nécessaires et espérées ne figure dans ces textes. Le statut des hospitalo-universitaire reste injuste et indigne en termes de protection sociale et de reconnaissance de nos conditions de travail.
 
Les obligations statutaires sont toujours fixées au niveau archaïque de onze demi-journées par semaine alors que nos collègues praticiens hospitaliers travaillent sur une base de dix.
 
Une nuit complète de garde ne compte toujours que pour deux demi-journées alors que les organisations syndicales de Praticiens n'ont cessé de demander à ce qu'une nuit soit prise en compte pour 3 demi-journées (5 demi-journées pour 24h de garde).
 
Les grilles indiciaires universitaires sont inchangées et toujours aussi médiocres. Les grilles des émoluments hospitaliers ont été "relookées" selon le même principe que celui récemment appliqué aux PH en supprimant les premiers échelons et en les rajoutant en fin de carrière, sans considérer l’ancienneté des praticiens déjà nommés au sein de ces grilles.
 
Les émoluments hospitaliers, qui sont le plus souvent la part la plus importante des revenus fixes des praticiens HU, ne donnent lieu à aucune cotisation sociale pour valoriser nos retraites dans un régime obligatoire par répartition. Il s’agit d’une exception au regard de toutes les fonctions publiques. Les praticiens HU sont ainsi privés d'une retraite décente et leurs « émoluments » restent considérés comme des primes, voire du travail « au Noir » (« dissimulé ») sans aucune cotisation et sans le moindre décompte horaire. Comment un jeune futur enseignant-chercheur- praticien s’engagerait dans un futur annoncé aussi injuste ?
 
Lors de la présentation de ces textes au Conseil Supérieur des Professions Médicales, seule l'intersyndicale APH a voté contre ce texte, pour signifier l'absence d'avancée sociale et le mépris affiché. Nous nous félicitons de la fusion des 3 corps. Cette prise en compte déjà ancienne et attendue ne peut justifier de continuer à décourager les jeunes qui voudraient se consacrer à une carrière passionnante mais dont le caractère sacerdotal n'est plus attractif.
 
L’absence de considération sur le décompte du temps de travail des HU, comme pour nos autres collègues hospitaliers ; l’infamie et la spoliation sur nos retraites, n’ont que trop duré. Notre résilience est à bout. Chercheurs, enseignants et praticiens des hôpitaux universitaires, fleuron d’une médecine de pointe en France, méritent plus de respect.
 
Nous nous réservons toute possibilité d'exercer un recours en Conseil d’État au titre d’APH ou au Tribunal Administratif à titre individuel contre l'iniquité sociale de certains articles de ces textes.
 
 
Pr Gisèle APTER email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. tél : 06 85 12 14 37
 
Dr Raphaël BRIOT email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. tél : 06 81 92 31 42
 

 

 

 

CRISE DES « RESSOURCES HUMAINES » À L’HÔPITAL PUBLIC

 

LE MINISTÈRE ANNULE EN DERNIÈRE MINUTE ET REPORTE SINE DIE UNE (ou LES ?) RÉUNION(S) SUR INTÉRIM ET ATTRACTIVITÉ DES CARRIÈRES MÉDICALES HOSPITALIÈRES

 

Quelle n’a pas été la surprise du conseil d’administration d’Action Praticiens Hôpital, union des intersyndicales Avenir Hospitalier et Confédération des Praticiens des Hôpitaux, et de Jeunes Médecins que d’apprendre par un message laconique ce vendredi soir l’annulation d’une réunion mensuelle prévue de longue date sur les solutions à l’intérim médical et son report sine die.

 

« Bonjour,

Nous vous indiquons que la visioconférence réunion mensuelle "intérim médical" du mardi 14 décembre 2021 à 14h30 est annulée et sera reportée ultérieurementNous vous remercions de votre attention.

Cordialement. »

 

Franchement, ça tombe mal. L’absence d’anticipation et de cohérence des décisionnaires commence à suffire ! Faute de professionnels, une nouvelle épidémie se répand dans toute la France : celle de la fermeture de services hospitaliers. Après les urgences, les Smur et les SAMU, c’est au tour de services qui traitent des maladies urgentes comme les infarctus, les AVC… et parfois même des services de référence prestigieux de fermer à leur tour. Pour les réanimations, la règle est déjà depuis quelque mois celle de l’amputation par la fermeture partielle de quelques lits dans de nombreux services ; la psychiatrie, encore davantage sollicitée depuis le début de la crise sanitaire, se retrouve dans la même situation : ne plus garantir l’accès aux soins pour ceux qui en a besoin.

Ça tombe mal, car un nouvel effort vient d’être demandé par les tutelles aux soignants face à la déferlante 5ème vague qui annule tout espoir de répit ou de tranquillité pour les fêtes de Noël : l’activation ou la réactivation des plans blancs gagne tout le territoire, assignant les professionnels de santé à rester disponibles en permanence, pour une durée indéterminée.

Ça tombe mal, parce qu’un DGS-Urgent vient d’exiger des soignants de faire tout pour le COVID (la dernière fois, c’était tout pour les urgences), tout en faisant attention à faire aussi tout pour le non- COVID sans perte de chance, et tout pour la santé mentale de nos concitoyens, mais bien sûr en faisant tout pour que les professionnels de santé aillent bien. Enième injonction paradoxale donnée à un système qui n’est plus sous tension mais au bord du collapsus pour tenter de donner le change et sauver la face. Tout cela sans donner le moindre espoir aux professionnels de santé : ni mesures d’urgence, ni perspectives à long terme.

Ça tombe mal. Il paraît qu’il y a des échéances électorales présidentielles. Il paraît que la santé est le deuxième sujet de préoccupation des Français, juste après le pouvoir d’achat. Il paraît qu’il y a une crise sanitaire. Et qu’apprend-on ? Que les locataires de la DGOS sont en train de faire leurs cartons, que les textes défavorables pour les PH - que nous avons pourtant refusés de cautionner - passeront en force, que le plus que probable candidat Emmanuel Macron n’a pas de programme pour la Santé !!!

Le système de santé est à bout de souffle. Il attend plus que des mesures cosmétiques type Ségur. Ce n’est pas « une seule mesure » qui corrigera la pénurie de PH et de soignants à l’hôpital mais un véritable projet de santé.

Heureusement, les sénateurs, élus de la Nation, connectés, eux, avec le terrain, ont répondu positivement à la sollicitation d’APH : réaliser une commission d’enquête sur la situation de l’hôpital public. Les auditions d’ouverture de cette commission d’enquête, et notamment celles d’Action Praticiens Hôpital, ont créé un séisme médiatique.

Est-ce pour cela que les tutelles ont annulé des réunions qui auraient pu être constructives ?

La santé, l’hôpital public, les soignants et les praticiens ne peuvent se satisfaire d’un « courage, fuyons » des tutelles ni d’un stand-by jusqu’à mai 2022. La santé fait partie des deux domaines qui compteront le vote à l’élection présidentielle pour nos concitoyens, patients et futurs patients. Ni eux, ni les professionnels de santé ne méritent cet abandon et ce déni.

Action Praticiens Hôpital & Jeunes Médecins exigent la reprise en urgence de discussions avec les tutelles sur l’attractivité des carrières médicales hospitalières dans un contexte de dialogue social enfin constructif.

 

LES ANTILLES EN CRISE

 

Communiqué de presse du 24/11/2021

Devant la situation dramatique que subissent les Antilles, APH et tous ses syndicats constitutifs, Jeunes Médecins et l’ISNI :

  • dénoncent les entraves à la circulation qui paralysent l’accès aux soins en empêchant soignants et patients d’accéder aux structures sanitaires et mettent en péril la vie de certains patients,
  • condamnent fermement les dégradations subies par les établissements, les menaces et les agressions contre les personnels médicaux et non-médicaux,
  • rendent hommage et portent tout leur soutien aux collègues engagés au service de la population, dans un contexte chaotique venant aggraver la situation sanitaire catastrophique induite par l’épidémie de COVID 19,
  • demandent le renforcement, l’adaptation, l’individualisation de l’information et la communication en matière de vaccination, de façon à amener la famille hospitalière à adopter cette mesure de sécurité dans l’intérêt des usagers,
  • proposent d’offrir un accompagnement social pour les personnes ne souhaitant pas accepter les contraintes du service public : formation, reconversion, rupture conventionnelle, etc,
  • rappellent que cette crise survient sur une situation sanitaire structurelle largement dénoncée par nos organisations, faite de retards d’équipements, de démographie médicale insuffisante, d’inégalités d’accès aux soins, de pathologies spécifiques, de contexte socio-économique et géographique particulier,
  • confirment plus que jamais la nécessité d’un « Ségur » outremers aboutissant à un plan pluri annuel révisant les modes de financement de l’hôpital public, ses moyens humains, ses équipements, renforçant la Faculté de Médecine des Antilles et mettant en œuvre des mesures statutaires d’attractivité pour les PH, conformément à la plate-forme de revendication soutenues depuis des mois par APH.

 

 

 

 

APH soutient les mouvements de mobilisation du 4 décembre à Paris et en région pour la défense de l’Hôpital Public et de la Santé en France

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 29/11/2021

Le gouvernement ferme les yeux sur le délitement de l’Hôpital Public qui se poursuit malgré le rôle majeur des hospitaliers dans la resilience sanitaire nationale face à une crise sans précédent.

Le mépris affiché vis à vis des demandes des soignants et des praticiens hospitaliers qui oeuvrent jour et nuit dans des conditions de plus en plus dégradées n’est pas digne de la France. La descente aux enfers que subissent ces personnels couplée à une pénurie de lits et de soignants alors que se profilent de nouvelles réorganisations à l’approche de la 5e vague COVID devient mortifère.
Le déclenchement de nouveaux plans blancs par la Direction Générale de la Santé signifie pour les personnels nouvelles réquisitions, assignations et reports ou annulation de congés.

Il n’est plus possible de continuer de la sorte dans un « hospital usine » dirigé par un productivisme tourné seulement vers l’activité, l’activité coute que coute et une communication infantilisante et faussement rassurante !

La pression qui s’exerce sur les hospitaliers n’a jamais cessé depuis deux ans et nous attendons toujours les recrutements promis à la fin de la première vague tout en comptant chaque jour de nouveaux départs de médecins et de soignants dépités par le Ségur.
Les fonctionnements dégradés sont devenus la règle dans chaque service. À cause de cette déliquescence organisée et d’une pressurisation permanente depuis bientôt deux ans le ton pourrait monter rapidement avec la nouvelle mise en tension qui a déjà commencé et qui n’a aucune raison de s’arrêter avant les vacances de Noël. Le désastre RH ne permettra pas à l’hôpital de survivre si la 5e vague Covid est importante. Action Praticiens Hôpital, union d’Avenir Hospitalier et de la Confédération des Praticiens des Hôpitaux demande au gouvernement des mesures immédiates d’attractivité pour les praticiens hospitaliers afin de stopper l’hémorragie toujours incontrôlée.

Il est urgent de :

• Rendre aux médecins la gouvernance hospitalière qui ne doit plus aller vers le gain mais vers un soin de qualité et la qualité de vie des soignants et des praticiens
• Revaloriser immédiatement l’ensemble des carrières des praticiens en restituant les 4 années d’ancienneté effacées par le Ségur
• Reconnaître le temps de travail et sa durée
• Revaloriser la permanence des soins à sa juste pénibilité
• Rétablir un véritable dialogue social

Les lieux et les horaires des rendez-vous des manifestations seront communiqués ultérieurement. Un cortège unitaire est prévu à Paris à partir de 12h avec un départ à 13h.

 

« DGS-URGENT » : L’HIVER ARRIVE, L’HÔPITAL PUBLIC N’A PLUS RIEN À SE METTRE SUR LE DOS… … ET MENDIE POUR TROUVER DU PERSONNEL

Communiqué de presse du jeudi 18 novembre 2021

 

Le 17 novembre 2021, l’ensemble des professionnels de santé reçoit un message glaçant de la part du ministère, un « DGS-Urgent ». La réalité de l’hôpital public, des services à permanence de soins pour les enfants et les adultes, semble enfin crever les yeux du Ministère : l’hôpital public ne peut plus soigner correctement tout le monde, les urgences craquent et ferment, et il n’y a pas de plan B. Tout juste un plan blanc !

Le Ministère invoque la 5ème vague COVID et les épidémies hivernales pour justifier de chercher tous azimuts des « faisant fonction de soignants » : des plus jeunes aux retraités, que l’on va mettre comme des pions dans les urgences, de manière plus ou moins incitative (financière) ou coercitives (pour les plus jeunes), en favorisant des horaires de travail qui conduisent inexorablement à l’épuisement professionnel et personnel de tous.

La France avait une médecine d’excellence. Des années d’incurie de l’Hôpital Public tourné vers l’activité et la rentabilité couplée à une impéritie de nos gouvernants ont fini par achever notre système hospitalier. Le Ségur avait une grande ambition pour la Santé, il est un échec cinglant pour l’attractivité hospitalière… pour ne pas écrire total.

Il aurait pourtant simplement suffi d’écouter les professionnels de terrain. Ceux qui entre autres ont su monter des hôpitaux COVID en une semaine en mars 2020 savent ce qu’il faut pour fidéliser et rendre attractives les carrières hospitalières, y compris dans leur pénibilité par leur travail de nuit et de week-end.

La méthode du gouvernement a été tout autre. A travers un simulacre de dialogue social depuis le début de la mandature, il passe au forceps des mesures dites d’attractivité qui n’en sont pas. Inciter les médecins à venir travailler à l’hôpital en leur proposant en même temps d’aller « mettre du beurre dans les épinards » à la clinique, proposer de travailler encore plus pour gagner plus - au péril de sa santé et de sa vie personnelle…

… mais refuser de parler des moyens de construire et garder une équipe stable, d’ouvrir le dossier tabou du temps de travail médical, de sa juste valorisation, de sa pénibilité… autant de sujets écartés du Ségur, et dont les Français paient le prix fort : la souffrance agonique de l’Hôpital Public, désormais actée par le Ministère.

La politique de santé menée depuis ces 30 dernières années n’a pas réussi à sauver l’Hôpital Public, le Ministère y apporte maintenant le coup de grâce.

APH, JM et l’ISNI demandent de toute urgence au Ministre de prendre en compte ses propositions pour l’attractivité médicale à l’hôpital public, pour l’ensemble des praticiens.Ce sont désormais des exigences qui seules sauront redonner envie à chaque praticien de s’engager ou de continuer son engagement dans le service public hospitalier.

 DGS URGENT n°2021-120

 Communiqué de presse

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

----------------------------------------------------------------

Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

----------------------------------------------------------------

 
 

       

Pour lire le sommaire et les articles cliquez ici

Pour télécharger la revue, cliquez ici

----------------------------------------------------------------

         Les annonces de             recrutement 
Mars 2022

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

ActuAPH 7

Actu'APHn°7 est en ligne

Note de l’union syndicale Action Praticiens Hôpital, regroupant la Confédération des Praticiens des Hôpitaux et Avenir Hospitalier, et Jeunes Médecins.

 

 

L'union syndicale Action Praciens Hôpital, regroupant Avenir Hospialier et la Confédération des praticiens des Hôpitaux, ainsi que Jeunes Médecins, a adressé une note au Ministre des Solidarités et de la santé que vous retrouverez dans son intégralité dans les pdf à télécharger ci-dessous.

 

# SIMULATEUR DE SALAIRE POST-SÉGUR

Retrouver le simulateur de salaire post-Ségur sur le site de Jeunes médecins

https://www.jeunesmedecins.fr/salaire-segur/

© Avenir Hospitalier - VA Solutions 2012 - Tous droits réservés