A la Une

Grand debat

Remettre la santé et l’hôpital au cœur des débats! 

En consultant le site https://legranddebatsante.fr/, la première phrase que l’on aperçoit est : « L’hôpital public et les français ». Une note pour rappeler que la santé est une des plus importantes préoccupations des français, qu’ils soient soignants ou non. Pourtant, le grand débat national organisé par le gouvernement semble faire fi de cette réalité en n’incluant pas la santé et l’hôpital dans ces « thèmes majeurs ». Actu’APH a demandé à Renaud Péquignot, vice-président d'APH et chef du service de médecine et réadaptation des Hôpitaux de Saint-Maurice (Val-de-Marne), quel était l’objectif de cette plateforme en ligne et les premières analyses qu’il fallait en tirer. 

Actu’APH : Quel était le but recherché en créant le Grand débat santé ? Un message au gouvernement Macron ?
Renaud Péquignot : Il fallait surtout donner de la visibilité aux questions de santé qui sont la grande absente du Grand Débat national, aussi bien dans les thèmes proposés que dans leurs déclinaisons, ce qui est assez incroyable ! Pourtant, le peuple français est en demande de réponses sur ce sujet là, les soignants ont eux aussi des choses à dire. Il nous semblait invraisemblable de ne pas leur donner la parole. D’ailleurs, les réunions organisées par l'AP-HP à ce propos ont pas mal de succès. 
 
Actu’APH : Comment fallait-il participer ? Qui était concerné ? 
RP : La plateforme était ouverte du 1er mars au 1er avril. Elle s’adressait aux médecins, aux soignants et aux citoyens. Quatre grands thèmes ont été proposés : le modèle d’organisation, l’attractivité, le financement et les spécialités, particulièrement exposées ces derniers temps comme le SAMU, les urgences, les maternités, la psychiatrie et la gériatrie. Notre rôle est de faire l’exposé des problèmes et de proposer des solutions. Les visiteurs ont pu discuter, voter et faire eux aussi leurs propositions.
 
Actu’APH : Parlez-nous des premiers résultats ? Quels ont été les sujets les plus abordés ? 
RP : La fin de la T2A est une proposition qui a récolté beaucoup de votes. L’attractivité des professions inquiète aussi. La question du temps de travail a un certain succès mais les avis sont mitigés. Certains médecins considèrent qu’il est normal de travailler beaucoup. Mais le sujet le plus plébiscité pour le moment, c’est l'intérim. Les médecins veulent l’assurance d’une taille d’équipe suffisante pour garantir la continuité des soins sans y avoir recours. L’intérim est vraiment la gangrène de l’hôpital. Ça coûte trois fois plus cher, donc on dépense énormément d’argent pour un temps médical minuscule et c’est ressenti par tout le monde.
 
Actu’APH : Comment organiser l'après et qu’allez-vous « faire » des résultats définitifs ? 
RP : Ce qu’on espère, c’est pouvoir montrer au gouvernement que certains sujets mobilisent massivement et qu’il faut absolument que certaines voix soient entendues. Les résultats seront portés directement devant le ministère. Depuis le 5 mars, nous avons ouvert un cycle de concertations autour du projet de loi de santé ; avant publication des textes tout au long des 12 à 18 mois qui viennent [pour les mesures prises par ordonnances, NDLR]. 
 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

----------------------------------------------------------------

Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

----------------------------------------------------------------

 
 

  

       

Pour lire le sommaire et les articles cliquez ici

Pour télécharger la revue, cliquez ici

----------------------------------------------------------------

     Les annonces de recrutement 
M
ars 2019

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Réintégration des PH experts judiciaires au sein des collaborateurs occasionnels du service public

Communiqué Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins du 3 Mai 2019

Actions Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins se félicitent de la publication au Journal Officiel du 2 mai 2019 du décret qui réintègre les experts psychiatres dans la catégorie des collaborateurs occasionnels du service public (COSP).

Cette publication est le résultat de la mobilisation conjointe des associations et compagnies d’experts et des syndicats de praticiens hospitaliers, en particulier Actions Praticiens Hôpital, Jeunes Médecins et le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH). La saisine par certains d’entre nous du Conseil d’État et la procédure juridictionnelle lancée par cette dernière a contribué à accélérer l’élaboration et la publication du décret. A deux reprises en décembre 2015 par le biais d’un décret puis en octobre 2018 par le truchement d’un amendement déposé en catimini au projet de loi de financement de la sécurité sociale, la Chancellerie a tenté de faire passer des dispositions réglementaires et législatives visant à nous exclure des COSP.

Nous devons donc rester vigilants car le Ministère de la Justice ne semble pas avoir renoncé à son projet d’imposer un statut libéral à l’ensemble des experts. Sous prétexte de permettre l’accès des médecins experts à un « statut libéral simplifié » du type du « microsocial », la Chancellerie voudrait de nouveau imposer un « statut unique » qui la dispenserait de verser les charges sociales.

APH et JM poursuivent avec le SPH le combat pour la défense de l’expertise médicale et psychiatrique et pour une meilleure rémunération des missions confiées aux experts notamment une revalorisation des dépositions aux Assises, la modification des critères et l’accès aux « expertises hors normes » de l’ensemble des experts indépendamment de leur statut.

Contact

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Président CPH, Président APH 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Président AH, Vice-président APH
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Secrétaire général APH
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Trésorier APH
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Présidente d'honneur APH
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Présidente SNPHARE
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Vice-présidente Syngof
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Président Jeunes Médecins

Suite à l’enquête " équilibres vie privée - vie professionnelle à l’hôpital public ", des mesures urgentes s’imposent pour améliorer la vie professionnelle à l'hôpital : Mme Buzin et Mme Courrèges, écoutez les praticiens !

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins ont lancé une enquête courant février, sur les équilibres vie privée vie professionnelle pour les médecins hospitaliers.
Nous vous avons tenu au courant des résultats par newsletter (http://www.avenir-hospitalier.fr/images/Resume_Enquete_APH-JM_Vie_Privee_Vie_Professionnelle.pdf) et cette enquête a été très bien relayée par la presse. Les constats sont lourds, pour les hommes et pour les femmes, et peuvent en partie expliquer le désenchantement face aux carrières hospitalières.
 
Nous avons identifié des pistes de travail pour vaincre ces difficultés. Elles doivent impérativement être travaillées avec les pouvoirs publics.
 
Nous avons dans ce sens demandé un rendez vous urgent avec la Ministre, qui n’a pas daigné nous répondre (il est sans doute plus urgent de précariser nos statuts  !!! ( https://aph-france.fr/Statut-de-praticien-hospitalier-oui-a-la-refondation-non-a-la-precarisation.html ).
Nous avons également envoyé un courrier à la Directrice de la DGOS, que nous vous mettons en pièce jointe à titre d’information. Ce courrier contient toutes les pistes de travail que nous avons fait émerger de vos réponses à cette enquête. Ce courrier n’a pas non plus reçu de réponse depuis le 19 mars ! Là aussi, on voit bien où sont les priorités!
 
Il s’agit d’un mépris caractérisé, que nous ne pouvons accepter : pour la première fois, la parole des praticiens à l’hôpital s’est ouverte sur les sensations de discriminations, sur les renoncements, sur le plafond de verre, sur les difficultés à trouver un équilibre de vie, sur les non applications de la réglementation. Cette parole, nous la porterons grâce à vous, et cette absence de réponse ne va pas pouvoir durer.
 
 
Contacts :
Dr Nicole Smolski Présidente d’honneur APH 
Dr Marie-Josée Cortes Membre CA CPH et APH 
Dr Lamia Kerdjana Jeunes Médecins 
Dr Pascale Le Pors, Membre CA AH et APH
Dr Jacques Trévidic Président APH et CPH
Dr Renaud Péquignot Président Avenir Hospitalier 
Dr Emanuel Loeb Président Jeunes Médecins
 

 

© Avenir Hospitalier - VA Solutions 2012 - Tous droits réservés