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L’histoire de l’OSAT

En 1998, Max-André Doppia est élu au Conseil d’Administration du SNPHAR-e. Très vite, il va mettre en débat la question de la souffrance des médecins à l’hôpital et la nécessité de l’explorer, de la comprendre, d’en dénoncer les causes, et de la prévenir. Cette souffrance devient la priorité de son action syndicale. Ce n’était pas facile au sein d’une organisation dévorée par les problématiques récurrentes sur le temps de travail et les différentes règlementations. Il impulse au début des années 2000, la création d’un Observatoire de la Souffrance Au Travail (OSAT) sur le site du SNPHAR-e, préfiguration de celui présent aujourd’hui sur le site d’APH. 
 

L’engagement d’un homme 

Si la durée excessive du travail s’avère un indéniable facteur de souffrance, elle n’est pas la seule. Déjà la confrontation des médecins et des soignants à la douleur, à la maladie et à la mort, peut générer en soi une souffrance, un épuisement professionnel : ce n’est pas un hasard si le « burn out » a été primitivement décrit dans les milieux du « care ». Mais depuis quelques décennies, la mise en pratique d’un management d’inspiration néolibérale, théorisée par le New Public Management (NPM), avec son cortège de recherche de productivité, de performance, avec réduction d’effectifs à la clé, a précipité de plus en plus de collègues et de soignants dans la souffrance au travail, avec parfois des issues fatales par suicide sur les lieux mêmes de l’hôpital. C’est la survenue de plusieurs d’entre eux en peu de temps qui amène le Collège Français d’Anesthésie-Réanimation (CFAR) à créer, en 2009, une commission SMART (Santé des Médecins Anesthésistes Réanimateurs au Travail). Max Doppia en sera tout naturellement nommé président. Il est alors un des précurseurs à faire prendre conscience à la collectivité de la problématique de la souffrance au travail et de l’importance de la santé des soignants pour la prise en charge de celle de nos concitoyens. Par son activité incessante et généreuse, il sera la cheville ouvrière de la création et de la diffusion d’outils qui permettent à chacun de tester sa souffrance ou ses addictions, de consulter les sources documentaires, de dépister la souffrance d’un collègue ou d’un proche, de trouver un lieu de parole et d’orientation.
 

« Dis doc t’as ton DOC ? » 

Max relayera son message sans relâche, grâce à ses mandats syndicaux et collégiaux, auprès des pouvoirs publics, Ministères, défenseur des droits, universités, organisations professionnelles et syndicales de toutes spécialités (urologues, radiologues, chirurgiens, médecins du travail, généralistes, internes, chefs de clinique), et au-delà, comme les magistrats.
Dernièrement, nous apprenions par le Quotidien du Médecin du 22 novembre dernier, qui titrait l’un de ses papiers « Bientôt un numéro d’appel unique pour aider les médecins qui souffrent », que le Conseil National de l’Ordre des Médecins et le Centre National de Gestion affichent leur action conjuguée pour venir en aide aux médecins en souffrance. C’est l’occasion de rappeler l'action volontariste, généreuse et continue, de Max Doppia, qui vient de disparaître brutalement. Grâce au travail de la commission SMART, des outils ont été créés et mis à disposition de l'ensemble du corps médical toutes spécialités et mode d'exercice confondus : un numéro vert, des tests d'auto­évaluation individuelle et en équipe, des fiches pratiques de conduite à tenir devant des problématiques de souffrance au travail.
Pour parachever son œuvre en faveur de la prévention et d’une meilleure prise en charge de ceux qui ont la responsabilité de la santé d’autrui, il aura l’audace de briser un tabou en proposant une campagne d’incitation des médecins à se choisir un médecin traitant. Il lance la campagne, « Dis doc, t’as ton doc ? », visant à provoquer un changement culturel des pratiques d'autodiagnostic et d'automédication de la majorité de nos confrères. Les outils de cette campagne, soutenue par de nombreux partenaires, dont la Ministère de la Santé et le Conseil de l'Ordre, des milieux syndicaux, des médias, et des Mutuelles, sont diffusés dans toutes les langues européennes et d'ores et déjà diffusés à l'étranger, en Europe et jusqu'au Canada.
Que Max Doppia soit ici chaleureusement remercié !
 
Richard Torrielli
 
 
 
Une conférence de presse organisée par APH a eu lieu à Paris le 7 décembre 2017 pour annoncer le lancement de l’OSAT.
 
ILS EN ONT PARLÉ :
L’express entreprise : « La souffrance des médecins à l’hôpital sous surveillance 
 
Le Monde : « Souffrance au travail : lancement d’un observatoire pour aider les praticiens hospitaliers »
 
HOSPIMEDIA : « L’observatoire de la souffrance au travail apporte un soutiens syndical à tous les PH en difficulté »
 
Le quotidien du médecin : « Un observatoire intersyndical en soutien des praticiens hospitaliers en souffrance » 
 
Paris-Normandie : Souffrance au travail : lancement d’un observatoire pour les praticiens hospitalier
 
 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Février 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Manifestation parisienne du 14 février

Retour en vidéo sur la manifestation parisienne du 14 février 2020 avec les interviews de Renaud Péquignaud (Vice-Président d'APH, Président d'AH et administrateur du SNPHARE) et de Jacques Trévidic (Président d'APH et de CPH).

Tribune unitaire

 

Tribune inter-organisations pour la défense de l’hôpital public, des établissements de Santé et d’Action Sociale
 
Par cette tribune, les organisations signataires veulent alerter la population : l’hôpital public est exsangue et n’est plus capable d’assurer son rôle de service public, mettant en cause l’égalité d’accès, d’accueil et une prise en charge de qualité sur tout le territoire. Aujourd’hui, des pans entiers de l’activité hospitalière et des établissements de santé et de l’Action Sociale s’effondrent et les réponses du gouvernement ne sont absolument pas à la hauteur des enjeux.
 
Depuis plusieurs mois, les professionnel.le.s tous métiers confondus de l’hôpital public et des établissements de Santé et de l’Action Sociale sont engagé.e.s dans un mouvement social afin d’exiger des pouvoirs publics les moyens nécessaires à une refondation du service public hospitalier, de notre système de Santé et d’Action Sociale. Parti de la mobilisation dans les EHPAD, suivi de celles des services des urgences, ce mouvement atteint aujourd’hui la totalité des secteurs d’activité des établissements du sanitaire, médico-social et social, exsangue après des années de restriction budgétaire. 
 
Nous exigeons les mesures immédiates qui permettront d’endiguer l’hémorragie qui met en péril l’hôpital public, fleuron de notre système de santé,  et les missions de services publics dans les autres établissements du sanitaire, médico- social et social:
 
  • L’augmentation du budget consacré à l’hôpital au moins égal à l’évolution naturelle des dépenses (4,4%) ; Il faut un correctif budgétaire sur l’ONDAM dans la loi de la sécurité sociale allant dans ce sens ;
  • La reconnaissance et la revalorisation générale des carrières médicales et non médicales, notamment en début de carrière se traduisant par une augmentation salariale ;
  • Le recrutement immédiat de professionnel.le.s supplémentaires et plan de formation pluridisciplinaire ;
  • La reconnaissance de la pénibilité de nos métiers ;
  • L’arrêt des fermetures de services, d’établissements et des réouvertures de lits, partout où cela est nécessaire ;
  • Une gouvernance des hôpitaux, des établissements plus ouvertes aux professionnel.le.s,  aux personnels et aux usagè.re.s ;
  • L’égalité d’accès, d’accueil et de prise en charge de qualité pour la population sur tout  territoire.
 
Nous exigeons l’ouverture de véritables négociations sur l’avenir de l’hôpital public et des établissements de Santé et de l’Action Sociale avec le Premier Ministre et le Président de la République, seuls capables de débloquer la situation afin de sortir de la crise actuelle.
 
Les organisations, professionnel.le.s et personnes signataires de cette tribune réaffirment aujourd’hui leur volonté d’avancer ensemble avec au cœur de leurs préoccupations d’assurer la qualité et la sécurité d’accueil, d’accompagnement et de soins de nos concitoyens, cela passe par des nécessaires mesures d’améliorations  des conditions de travail de tous les personnels et la prise en compte des besoins de la population.   
 
Elles appellent à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 14 février 2020 pour que le gouvernement réponde concrètement par des actes forts, aux exigences d’ouvertures urgentes de négociations.
 

Grève du 17 décembre

 
Communiqué commun des organisations syndicales des personnels médicaux hospitaliers,
des internes et des étudiants
 
 
La mobilisation des professionnels de l’hôpital public ne faiblit pas.
 
Face à l’inertie du Gouvernement, les organisations syndicales des personnels médicaux, des internes et des étudiants appellent une nouvelle fois tous les professionnels hospitaliers à cesser le travail le 17 décembre pour exiger les mesures immédiates de sauvegarde de l’hôpital public :
 
-  augmentation du budget hospitalier au moins égal à l’évolution naturelle des dépenses (4,4%) ;
-  revalorisation massive des carrières médicales et non médicales, notamment en début de carrière ;
-  gouvernance partagée plus ouverte aux professionnels médecins et soignants.
 
Tous les professionnels sont invités à rejoindre les manifestations unitaires qui permettront l’expression des revendications propres au service public hospitalier. A Paris, un cortège « Santé » est organisé à 11 heures depuis l’hôpital Lariboisière jusqu’à la Place de la République. Compte tenu des difficultés de transport, la participation aux actions locales est aussi privilégiée.
 
Nous exigeons des pouvoirs publics l’ouverture immédiate de négociations sur tous les sujets qui occupent aujourd’hui le champ social afin de sortir de la logique d’évitement du gouvernement.
 
Dr Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Dr Renaud Péquignot, Président AH, Vice-Président APH
Dr Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
Dr Sadek Beloucif, Président SNAM-HP
Dr Rachel Bocher, Présidente INPH
Dr Norbert Skurnik, Président CMH
Dr Jérémie Zerbit, Président AJPH
Justin Breysse, Président ISNI
Lucas Denis, Co-président FNSIP-BM
Aurélie Truffot, Co-présidente FNSIP-BM
Roxane Hellandsjö-Prost, Présidente de l’ANEMF
 

 

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