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Réflexion

Politique dans tous ses états

Politique, ce mot chargé de sens, d’histoire et de couleurs, est souvent galvaudé dans ses multiples acceptations. Nié ici et là dans sa légitimité au profit d’échanges directs d’une stricte horizontalité, sans aucun intermédiaire ou représentativité. Quel joli mot pourtant dans son étymologie, polis, la cité, équivalent à l’état dans le monde grec, d’où politikos, qui concerne donc les citoyens, les habitants de la cité !

Les syndicats, ces corps intermédiaires boudés par les travailleurs, méprisés par le pouvoir depuis de très (trop) long mois, ont été sollicités en urgence pour lancer un appel au calme quand il était menacé par le mouvement des gilets jaunes : prise de conscience tardive et brutale que les syndicats font partie des rouages indispensables du dialogue entre les citoyens et l’état, entre les acteurs de la société et les politiques, c’est-à-dire les personnes chargés du gouvernement des hommes entre eux pour organiser et exercer le pouvoir.

Alors bien sûr, hors de question pour les syndicats, quelle que soit la situation, de prendre parti pour tel ou tel bord politique, ou pour un parti politique ou l’autre, ou se situer d’un côté ou au centre de l’échiquier politique, ou se définir selon une idéologie politique. Faut-il pour autant se déclarer apolitique ? Comment alors se prononcer en faveur ou en opposition avec une politique de santé, avoir le droit de critiquer ou de louer tel homme ou femme politique en charge de la santé de nos concitoyens ? Pourquoi éviter à tout prix de voir se colorer en rouge ou bleu nos organisations par le public ? Et on sait bien qu’un individu qui se dit apolitique a des inclinaisons politiques qui ne sont pas neutres quand on l’interroge sur ses options existentielles dans la société où il évolue. En revanche, on ne peut entendre l’accusation de politiser notre organisation quand s’il s’agit de dénoncer ou soutenir une option budgétaire ou financière d’un gouvernement ou d’un parti politique qui ait des évidentes répercussions dans le domaine qui nous concerne, celui de la santé. Car, même si les syndicats acceptent dans leur sein chacun de nous sans les interroger sur leurs options politiques au sens partisan, même si les militants et les responsables syndicaux n’expriment pas leur appartenance ou leur compagnonnage politique, jamais on ne pourra les empêcher d’avoir une conscience politique. Car c’est l’existence de celle-ci, peut-être plus aigue que la moyenne, qui les pousse à agir pour le bien-être de leurs concitoyens.

Richard Torrielli

 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Réintégration des PH experts judiciaires au sein des collaborateurs occasionnels du service public

Communiqué Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins du 3 Mai 2019

Actions Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins se félicitent de la publication au Journal Officiel du 2 mai 2019 du décret qui réintègre les experts psychiatres dans la catégorie des collaborateurs occasionnels du service public (COSP).

Cette publication est le résultat de la mobilisation conjointe des associations et compagnies d’experts et des syndicats de praticiens hospitaliers, en particulier Actions Praticiens Hôpital, Jeunes Médecins et le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH). La saisine par certains d’entre nous du Conseil d’État et la procédure juridictionnelle lancée par cette dernière a contribué à accélérer l’élaboration et la publication du décret. A deux reprises en décembre 2015 par le biais d’un décret puis en octobre 2018 par le truchement d’un amendement déposé en catimini au projet de loi de financement de la sécurité sociale, la Chancellerie a tenté de faire passer des dispositions réglementaires et législatives visant à nous exclure des COSP.

Nous devons donc rester vigilants car le Ministère de la Justice ne semble pas avoir renoncé à son projet d’imposer un statut libéral à l’ensemble des experts. Sous prétexte de permettre l’accès des médecins experts à un « statut libéral simplifié » du type du « microsocial », la Chancellerie voudrait de nouveau imposer un « statut unique » qui la dispenserait de verser les charges sociales.

APH et JM poursuivent avec le SPH le combat pour la défense de l’expertise médicale et psychiatrique et pour une meilleure rémunération des missions confiées aux experts notamment une revalorisation des dépositions aux Assises, la modification des critères et l’accès aux « expertises hors normes » de l’ensemble des experts indépendamment de leur statut.

Contact

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Suite à l’enquête " équilibres vie privée - vie professionnelle à l’hôpital public ", des mesures urgentes s’imposent pour améliorer la vie professionnelle à l'hôpital : Mme Buzin et Mme Courrèges, écoutez les praticiens !

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins ont lancé une enquête courant février, sur les équilibres vie privée vie professionnelle pour les médecins hospitaliers.
Nous vous avons tenu au courant des résultats par newsletter (http://www.avenir-hospitalier.fr/images/Resume_Enquete_APH-JM_Vie_Privee_Vie_Professionnelle.pdf) et cette enquête a été très bien relayée par la presse. Les constats sont lourds, pour les hommes et pour les femmes, et peuvent en partie expliquer le désenchantement face aux carrières hospitalières.
 
Nous avons identifié des pistes de travail pour vaincre ces difficultés. Elles doivent impérativement être travaillées avec les pouvoirs publics.
 
Nous avons dans ce sens demandé un rendez vous urgent avec la Ministre, qui n’a pas daigné nous répondre (il est sans doute plus urgent de précariser nos statuts  !!! ( https://aph-france.fr/Statut-de-praticien-hospitalier-oui-a-la-refondation-non-a-la-precarisation.html ).
Nous avons également envoyé un courrier à la Directrice de la DGOS, que nous vous mettons en pièce jointe à titre d’information. Ce courrier contient toutes les pistes de travail que nous avons fait émerger de vos réponses à cette enquête. Ce courrier n’a pas non plus reçu de réponse depuis le 19 mars ! Là aussi, on voit bien où sont les priorités!
 
Il s’agit d’un mépris caractérisé, que nous ne pouvons accepter : pour la première fois, la parole des praticiens à l’hôpital s’est ouverte sur les sensations de discriminations, sur les renoncements, sur le plafond de verre, sur les difficultés à trouver un équilibre de vie, sur les non applications de la réglementation. Cette parole, nous la porterons grâce à vous, et cette absence de réponse ne va pas pouvoir durer.
 
 
Contacts :
Dr Nicole Smolski Présidente d’honneur APH 
Dr Marie-Josée Cortes Membre CA CPH et APH 
Dr Lamia Kerdjana Jeunes Médecins 
Dr Pascale Le Pors, Membre CA AH et APH
Dr Jacques Trévidic Président APH et CPH
Dr Renaud Péquignot Président Avenir Hospitalier 
Dr Emanuel Loeb Président Jeunes Médecins
 

 

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