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La parole au SNPHARE : le choc d'attractivité

 
Il y a un an, le SNPHARE rendait publics les résultats de l’enquête CONTRAMAR, concernant les conditions de travail des médecins anesthésistes-réanimateurs. Les principaux résultats, représentés dans l’infographie ci-contre, illustrent l’indispensable « choc d’attractivité » dont l’hôpital public a besoin de toute urgence.
 
 
Ce choc d’attractivité commence par l’arrêt du mépris des praticiens hospitaliers par la gouvernance, et appelle des mesures qui doivent se prendre à l’échelon local comme à l’échelon national !
 
- Respect de la directive européenne du temps de travail, qui est de 48 heures hebdomadaires maximum et non de 48 heures impératives ; cela implique que si 10 demi-journées font 48 heures maximum, une garde de 24 heures ne peut faire moins de 5 demi-journées ; si des arrangements internes dans ce sens existent dans certains établissements, il serait temps de généraliser enfin cette évidence mathématique.
 
- Contractualisation du temps de travail additionnel, qui doit rester sur la base du volontariat ; cette enquête montrait d’ailleurs une « autocensure » des praticiens à renoncer à leur temps libre (en faisant du TTA auto-contraint).
 
-  Sécurisation de l’exercice du métier, pour garantir la sécurité des patients : l’autonomie des anesthésistes-réanimateurs est bien mise à mal lorsque le nombre de salles ou les moyens humains mis à disposition sont quotidiennement insuffisants pour la prise en charge décente des patients.
 
- Réflexion sur la démographie qui doit aller au-delà de la seniorisation « forcée » des internes ou la délégation de tâches médicales à des personnels paramédicaux.
 
- Rémunération à hauteur des compétences et des responsabilités des praticiens hospitaliers, pour l’activité programmée comme pour la permanence des soins.
 
… choc d’attractivité qui n’est même pas effleuré par « Ma Santé 2022 »…
 
Anne Geffroy-Wernet, Vice-Présidente du SNPHARE

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Dans son article paru dans la revue de l'Union Syndicale des Magistrats (USM), Pascale Loue-Willaume, chargée de mission, aborde la souffrance au travail dans un contexte général. Puis elle se focailise sur la justice, « Pour nous magistrats, on peut même parler de double paradoxe. Comment concilier notre serment, l’engagement professionnel que nous devons avoir d’impartialité, de loyauté avec des objectifs chiffrés qui ne tiennent généralement aucun compte des moyens et au détriment souvent de la qualité de la motivation de nos décisions »… 

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