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Parole à la nouvelle génération

 
Hichem Assami
 
Eux aussi font partie des « jeunes », de la nouvelle génération et ils sont eux aussi dans les rangs d’APH ! Le SJBM (Syndicat des Jeunes Biologistes médicaux) représenté par son vice-président Hichem Assami a accepté de faire le point avec la rédaction d’Actu APH sur leurs positions, l’actualité syndicale et leurs aspirations pour le futur.
 
Actu’APH : Quelle est la limite d’âge pour adhérer au SJBM ?
 
Hichem Assami : Il n’y en a pas ! Tous ceux qui partagent notre vision d’une biologie médicale éthique peuvent adhérer au SJBM. 
 
Actu’APH : Quels moyens pensez-vous donner à l’action commune avec APH pour faire aboutir nos revendications ? 
 
Hichem Assami : Je dirais notre dynamisme avant tout ! Le SJBM est un syndicat actif et réactif, nous pensons qu’en nous unissant à Action Praticiens Hôpital nous pourrons apporter notre pierre à l’édifice de façon plus concrète. 
 
Actu’APH : Justement, en quoi le SJBM partage un grand nombre de valeurs et d’orientations syndicales défendues par APH ? 
 
Hichem Assami : Le SJBM a d’abord rejoint Avenir Hospitalier car nous partageons des valeurs communes mais aussi car les revendications de l’intersyndicale et des structures la composant sont fortes et en phase avec notre époque. Par ailleurs, le choix de l’intersyndicale est fondé sur le partage de l’idée d’union des professionnels de santé, comme le témoigne la fusion de CPH et Avenir Hospitalier au sein d’Action Praticiens Hôpital. 
 
Actu’APH : Un débat actuel concerne la légitimité du Syndicat des médecins remplaçants des hôpitaux à black-lister les établissements qui appliquent la loi limitant leur rémunération. Une plainte est même déposée par la ministre de la santé, suivie par le Conseil de l’Ordre. Quelle est votre position ?
 
Hichem Assami : Nous ne cautionnons évidemment pas l’attitude du syndicat des médecins remplaçants, mais d’un autre coté vouloir sanctionner une présidente de syndicat, de la part d’un ministère, nous apparaît comme une décision délibérée de limiter la parole syndicale. 
 

« Les revendications d’APH et des structures la composant sont fortes
et en phase avec notre époque ! »

Actu’APH : Il s’agit d’un problème d’attractivité des carrières hospitalières... Que proposez-vous dans l’immédiat et à terme pour y remédier ?
 
Hichem Assami : APH a déjà émis plusieurs propositions concrètes que nous partageons entièrement. Pour n’en citer que quatre :
- la suppression des 5 premiers échelons de la carrière de PH avec début de carrière à 5000 € brut mensuels et création de deux échelons supplémentaires à la fin de la carrière de PH
-le statut unique de praticien hospitalier titulaire,
-le statut unique de praticien contractuel et
-la clarification de la durée du temps de travail
 
Actu’APH : Dans le programme « Ma Santé 2022 » du gouvernement, quelle part faites-vous entre les points positifs et ceux qui le sont moins ?
 
Hichem Assami : À vrai dire, lors de sa présentation par le Président de la République, je l’avais personnellement trouvé ambitieux, novateur, mais j’ai vite déchanté quelques jours plus tard avec l’annonce des 3,8 milliards d’économies supplémentaires.
Si je résumais ma pensée je dirais que ce programme est formidable sur le papier mais dans les faits ce n’est qu’un programme de plus qui n’aboutira à rien faute de moyens.
 
Propos recueillis par Saveria Sargentini
 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

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     Les annonces de recrutement 
Juin 2019

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Les dernières actus

Les parlementaires veulent dissuader les médecins de faire carrière à l’hôpital

 
Les sénateurs ont introduit dans le projet de loi de santé un article, validé en Commission mixte paritaire Assemblée nationale / Sénat, qui impose aux praticiens hospitaliers démissionnaires et aux praticiens hospitaliers à temps partiel une clause leur interdisant d’exercer en secteur libéral s’ils rentrent en concurrence avec leur hôpital, avec des critères larges (rayon maximal de 10 km) dont l’appréciation relève du directeur de l’établissement. Les sanctions financières qui sont prévues en cas de non-respect de cette clause sont dissuasives.
 
Cette mesure est catastrophique pour l’attractivité des carrières médicales hospitalières, déjà largement mise à mal depuis de nombreuses années en raison de l’insuffisance des rémunérations et des conditions de travail qui ne cessent de se détériorer. Quel jeune praticien acceptera de s’engager dans le service public si cela conduit à lui mettre des chaînes et ne plus pouvoir repartir dans le secteur privé à moins de déménager ? Il est incroyable que le caractère dissuasif d’une telle mesure n’ait pas été perçu par les parlementaires et le gouvernement. Pire encore, cette mesure touche également les praticiens hospitaliers à temps partiel alors que jusqu’à présent, aucune disposition en ce sens n’a jamais existé. Tout cela conduira certainement à une vague de départ anticipé avant que les décrets d’application ne soient publiés.
 
Comment de telles dispositions ont pu être introduites dans ce projet de loi alors que le Président de la République et tous nos interlocuteurs au Ministère des solidarités et de la santé n’ont cessé de prôner l’exercice mixte public – privé ? Cette clause de non-concurrence, laissée à l’appréciation du directeur de l’établissement, rend l’exercice mixte particulièrement risqué voire impossible. Elle ne défend en rien l’hôpital public mais va décourager les praticiens de venir y travailler. Ils préféreront s’installer d’emblée dans le privé ou faire de l’intérim pour éviter de ne plus pouvoir exercer en libéral s’ils prennent un poste de praticien hospitalier titulaire ou contractuel.
 
Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins appellent les députés et le gouvernement à revenir à la raison en supprimant cet article délétère lors de la lecture du texte de la Commission mixte paritaire à l’Assemblée Nationale le 10 juillet prochain.
 

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins remportent les élections professionnelles médicales hospitalières !

 
 
Les élections professionnelles qui se sont déroulées du 25 juin au 2 juillet 2019 pour les médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers ont permis à APH & JM de devenir la première force syndicale représentative chez les Praticiens Hospitaliers titulaires ainsi que chez les Praticiens non titulaires. De plus APH & JM font une entrée remarquée chez les Hospitalo-Universitaires en obtenant plus de 30 % des voix et un siège, qui sera occupée par la seule femme du collège HU du Conseil Supérieur des Professions Médicales, ceci pour leur première participation ! 
 
Nous remercions tous les collègues qui nous ont fait confiance en Métropole et Outre-Mer, et ont choisi les éléments forts de notre programme proposant un statut unique de Praticien Hospitalier avec quotité modulable, davantage de démocratie dans les nominations hospitalières, une remédicalisation de la gouvernance, et une meilleure représentation syndicale dans les Hôpitaux. Ces propositions phares sont issues des résultats de notre consultation via le site LeGrandDebatSante.fr, que nous avions promis de porter et que nous défendons depuis le début du cycle de négociations en cours avec le Ministère de la Santé et des Solidarités. 
 
Bien entendu, les négociations statutaires interrompues au prétexte de la période électorale en cours devront reprendre sans délai, pour parler des rémunérations, des conditions d’exercice, et notamment des garanties sur le respect du temps de travail de tous les praticiens hospitaliers.
 
La confiance que vous nous avez témoignée a été bien placée : nous vous le démontrerons encore plus fort, que ça soit au service du collectif, ou des situations individuelles de collègues en difficultés. APH & JM assumeront ces responsabilités avec fierté et détermination.
 
Contacts :
Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Renaud Péquignot, Président AH, Vice-président APH
Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
Marc Bétrémieux, Secrétaire général APH
Raphaël Briot, Trésorier APH
Nicole Smolski, Présidente d'honneur APH
 

CRISE DE L'HÔPITAL ? La vidéo de l'interview de F. Pierru, Docteur en sciences politiques

LIRE LA VIDÉO

Alors que plus de 140 services d’urgences sont en grève et que le mouvement déborde des urgences, APH-JM interroge le sociologue Frédéric Pierru sur les causes racines de l’implosion actuelle du service public hospitalier.

Le mouvement des urgences est le symptôme d’une crise plus générale.

On nous dit «vous êtes désorganisés ». Il répond «votre financement est insuffisant pour assurer vos missions » «le modèle de l’hôpital-entreprise a touché le fond ».
Une vidéo-choc pour arrêter la culpabilisation et réfléchir à un autre modèle, réflexion autour du livre « la casse du siècle »*.

 

LA CASSE DU SIÈCLE : EN SAVOIR PLUS

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