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Qu’il ait un bon diagnostic !

C’est la première des exigences du public vis-à-vis d’un médecin, que nos concitoyens soient malades ou en bonne santé. Lors d’une importante réunion annuelle consacrée aux perspectives dans le domaine de la santé, devant un parterre d’experts, de politiques, de dirigeants d’entreprises et autres grands responsables, l’un d’eux s’est réjouit de l’apport de l’Intelligence Artificielle (IA) dans l’aide au diagnostic : ce sera du temps libéré pour les médecins pour annoncer la nouvelle aux patients, avec toute l’humanité nécessaire ; bien sûr, ça ira de pair avec la diminution du nombre nécessaire de médecins, avec peut-être des défilés de certains d’entre eux dans la rue... Mais nous serons passés de l’artisanat à la médecine industrielle. Et le modérateur de la table ronde de renchérir : nous allons enfin passer du patient au client !
 
Nous savons que les algorithmes générant les conclusions diagnostiques de l’IA sont basés sur des analyses statistiques et une « science basée sur les preuves » (Evidence Based Medecine). Plus la quantité de données est disponible, plus la force statistique est importante, d’où la nécessité d’accès aux Big Data de la Sécu et autres thésaurus. Bien entendu, l’IA ignorera l’histoire singulière du patient et présupposera qu’on peut extraire une maladie d’un corps dynamique dans le temps et la décrire comme un listing sémiologique transposable à un tout autre corps. Vous avez remarqué que l’étude de cas est passée de mode, et il est certain que les études à grande échelle apportent beaucoup, si on ne confond pas toute fois corrélation et causalité.
 
Pourtant, quand on a en tête les études non moins sérieuses sur l’effet placebo, celui de l’environnement, et même des « forces de l’esprit », c’est à dire du psychologique sur le physiologique sur cette insécable entité qu’est le corps/esprit, la place du médecin restera incontournable pour faire un diagnostic : conclusion prospective résultant de l’examen approfondi d’une situation critique particulière, par celle ou celui capable de diagnôstikôs « capable de discerner ». 
 
Richard Torrielli
 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
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Suite à l’enquête " équilibres vie privée - vie professionnelle à l’hôpital public ", des mesures urgentes s’imposent pour améliorer la vie professionnelle à l'hôpital : Mme Buzin et Mme Courrèges, écoutez les praticiens !

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins ont lancé une enquête courant février, sur les équilibres vie privée vie professionnelle pour les médecins hospitaliers.
Nous vous avons tenu au courant des résultats par newsletter (http://www.avenir-hospitalier.fr/images/Resume_Enquete_APH-JM_Vie_Privee_Vie_Professionnelle.pdf) et cette enquête a été très bien relayée par la presse. Les constats sont lourds, pour les hommes et pour les femmes, et peuvent en partie expliquer le désenchantement face aux carrières hospitalières.
 
Nous avons identifié des pistes de travail pour vaincre ces difficultés. Elles doivent impérativement être travaillées avec les pouvoirs publics.
 
Nous avons dans ce sens demandé un rendez vous urgent avec la Ministre, qui n’a pas daigné nous répondre (il est sans doute plus urgent de précariser nos statuts  !!! ( https://aph-france.fr/Statut-de-praticien-hospitalier-oui-a-la-refondation-non-a-la-precarisation.html ).
Nous avons également envoyé un courrier à la Directrice de la DGOS, que nous vous mettons en pièce jointe à titre d’information. Ce courrier contient toutes les pistes de travail que nous avons fait émerger de vos réponses à cette enquête. Ce courrier n’a pas non plus reçu de réponse depuis le 19 mars ! Là aussi, on voit bien où sont les priorités!
 
Il s’agit d’un mépris caractérisé, que nous ne pouvons accepter : pour la première fois, la parole des praticiens à l’hôpital s’est ouverte sur les sensations de discriminations, sur les renoncements, sur le plafond de verre, sur les difficultés à trouver un équilibre de vie, sur les non applications de la réglementation. Cette parole, nous la porterons grâce à vous, et cette absence de réponse ne va pas pouvoir durer.
 
 
Contacts :
Dr Nicole Smolski Présidente d’honneur APH 
Dr Marie-Josée Cortes Membre CA CPH et APH 
Dr Lamia Kerdjana Jeunes Médecins 
Dr Pascale Le Pors, Membre CA AH et APH
Dr Jacques Trévidic Président APH et CPH
Dr Renaud Péquignot Président Avenir Hospitalier 
Dr Emanuel Loeb Président Jeunes Médecins
 

 

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