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Le mot du président

L’intelligence syndicale…

 
Dans un an, ou peut-être moins, près de 45 000 praticiens hospitaliers et autant d’autres statuts médicaux qui font aussi vivre l’hôpital public, seront appelés à se prononcer pour désigner une nouvelle représentation syndicale pour le Conseil Supérieur des Personnels Médicaux des Hôpitaux (CSPMH). La loi l’exige. Nous plaidons pour un scrutin en conformité avec les règles de la démocratie sociale dans notre pays. Un homme ou une femme = une voix ! Nous l’avons rappelé à Agnès Buzyn, notre ministre de Tutelle, lorsque nous l’avons rencontrée le 15 septembre dernier. Il ne saurait ici y avoir plus longtemps d’exception culturelle médicale hospitalière. 
 
Plutôt qu’être des « Ambassadeurs», nous assumons d’être vos représentants syndicaux, actifs, fiers de porter vos aspirations et de partager avec vous, une certaine idée de l’hôpital public et du respect dû à ceux qui le servent et qui sont trop souvent malmenés..
 
L’hôpital public est une organisation humaine exceptionnelle dans l’engagement collectif qu’elle sous-tend, parfois de manière si peu visible pour les décideurs de son sort. Que survienne une catastrophe naturelle ou terroriste : voici rapidement exprimées, des félicitations publiques ! Mais elles sont tout aussi rapidement oubliées lorsque l'on parle ensuite de reconnaissance… Pourtant, l'hôpital public est un acteur majeur du système de santé. Avec la Justice, la Défense et l’Education, il est l’un des repères phares de notre société. C’est bien dans la nécessaire confrontation de points de vue, a priori, inconciliables, que notre histoire est parvenue à construire ces piliers qui fondent une paix et une sécurité sociales toujours fragiles. 
 
Ainsi, l’irruption de fortes contraintes budgétaires pour la santé dans notre pays nous oblige-t-elle à ne jamais oublier que, dans notre histoire collective, les valeurs portées par notre système social n’ont pu être érigées que par l’engagement continu de ceux qui l’habitent et le servent en se plaçant, avant tout, du côté de ses bénéficiaires. Cette solidarité dans l’action s’incarne dans la démocratie sociale. Elle accorde aux uns le bénéfice d’une intelligence et d’une solidarité de métier et, aux autres, la confiance de porter les attentes d’une indispensable sécurité « sociétale ». 
 
Il doit en être ainsi du droit syndical, reconnu par le décret statutaire des praticiens hospitaliers mais, dans les faits, inexistant… D’une part, parce qu’il ne peut pas en être autrement pour une conception démocratique du travail, mais aussi, sûrement parce que nier « l'intelligence syndicale médicale hospitalière» et ses apports essentiels, reviendrait à laisser les nouveaux managers piloter l’armada hospitalière sans boussole. Savoir reconnaître les signaux faibles ou les fêlures invisibles est la marque d'une pratique syndicale opérante. Nous la revendiquons !
 
Dans ce numéro de Rentrée, nous avons réuni, pour vous, Praticiens Hospitaliers, un ensemble de sujets pour éclairer le présent et préparer le futur. Il en va ainsi de notre rencontre avec notre nouvelle ministre de Tutelle, mais aussi de l’accueil que nous réservons à nos collègues médecins du travail de l’ANMTEPH. Nous avons choisi de les accompagner dans leur quête d’un statut qui leur assure indépendance et droits sociaux équivalents aux nôtres. Comme nous, il soignent à l’intérieur de l’hôpital. En ces temps où la prévention est l'avenir de notre système de santé et de son économie, s'attacher ces praticiens résolument hospitaliers serait un bon signal politique. 
Avec les Big Data, l’architecture hospitalière, les bons usages de l’OSAT-APH avec ses administrateurs bénévoles d’Action Praticiens Hôpital, l’expérience de quelques CRP, les retours d’une campagne électorale et les échanges prometteurs engagés avec l’Union Syndicale des Magistrats*, voici, pour vous, Praticiens Hospitaliers, autant de sujets pour alimenter notre désir commun de rénovation de la démocratie hospitalière.  Ce temps doit venir…
 
Max-André Doppia, Président d’Avenir Hospitalier
 
 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

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     Les annonces de recrutement 
Juin 2019

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Les dernières actus

Les parlementaires veulent dissuader les médecins de faire carrière à l’hôpital

 
Les sénateurs ont introduit dans le projet de loi de santé un article, validé en Commission mixte paritaire Assemblée nationale / Sénat, qui impose aux praticiens hospitaliers démissionnaires et aux praticiens hospitaliers à temps partiel une clause leur interdisant d’exercer en secteur libéral s’ils rentrent en concurrence avec leur hôpital, avec des critères larges (rayon maximal de 10 km) dont l’appréciation relève du directeur de l’établissement. Les sanctions financières qui sont prévues en cas de non-respect de cette clause sont dissuasives.
 
Cette mesure est catastrophique pour l’attractivité des carrières médicales hospitalières, déjà largement mise à mal depuis de nombreuses années en raison de l’insuffisance des rémunérations et des conditions de travail qui ne cessent de se détériorer. Quel jeune praticien acceptera de s’engager dans le service public si cela conduit à lui mettre des chaînes et ne plus pouvoir repartir dans le secteur privé à moins de déménager ? Il est incroyable que le caractère dissuasif d’une telle mesure n’ait pas été perçu par les parlementaires et le gouvernement. Pire encore, cette mesure touche également les praticiens hospitaliers à temps partiel alors que jusqu’à présent, aucune disposition en ce sens n’a jamais existé. Tout cela conduira certainement à une vague de départ anticipé avant que les décrets d’application ne soient publiés.
 
Comment de telles dispositions ont pu être introduites dans ce projet de loi alors que le Président de la République et tous nos interlocuteurs au Ministère des solidarités et de la santé n’ont cessé de prôner l’exercice mixte public – privé ? Cette clause de non-concurrence, laissée à l’appréciation du directeur de l’établissement, rend l’exercice mixte particulièrement risqué voire impossible. Elle ne défend en rien l’hôpital public mais va décourager les praticiens de venir y travailler. Ils préféreront s’installer d’emblée dans le privé ou faire de l’intérim pour éviter de ne plus pouvoir exercer en libéral s’ils prennent un poste de praticien hospitalier titulaire ou contractuel.
 
Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins appellent les députés et le gouvernement à revenir à la raison en supprimant cet article délétère lors de la lecture du texte de la Commission mixte paritaire à l’Assemblée Nationale le 10 juillet prochain.
 

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins remportent les élections professionnelles médicales hospitalières !

 
 
Les élections professionnelles qui se sont déroulées du 25 juin au 2 juillet 2019 pour les médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers ont permis à APH & JM de devenir la première force syndicale représentative chez les Praticiens Hospitaliers titulaires ainsi que chez les Praticiens non titulaires. De plus APH & JM font une entrée remarquée chez les Hospitalo-Universitaires en obtenant plus de 30 % des voix et un siège, qui sera occupée par la seule femme du collège HU du Conseil Supérieur des Professions Médicales, ceci pour leur première participation ! 
 
Nous remercions tous les collègues qui nous ont fait confiance en Métropole et Outre-Mer, et ont choisi les éléments forts de notre programme proposant un statut unique de Praticien Hospitalier avec quotité modulable, davantage de démocratie dans les nominations hospitalières, une remédicalisation de la gouvernance, et une meilleure représentation syndicale dans les Hôpitaux. Ces propositions phares sont issues des résultats de notre consultation via le site LeGrandDebatSante.fr, que nous avions promis de porter et que nous défendons depuis le début du cycle de négociations en cours avec le Ministère de la Santé et des Solidarités. 
 
Bien entendu, les négociations statutaires interrompues au prétexte de la période électorale en cours devront reprendre sans délai, pour parler des rémunérations, des conditions d’exercice, et notamment des garanties sur le respect du temps de travail de tous les praticiens hospitaliers.
 
La confiance que vous nous avez témoignée a été bien placée : nous vous le démontrerons encore plus fort, que ça soit au service du collectif, ou des situations individuelles de collègues en difficultés. APH & JM assumeront ces responsabilités avec fierté et détermination.
 
Contacts :
Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Renaud Péquignot, Président AH, Vice-président APH
Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
Marc Bétrémieux, Secrétaire général APH
Raphaël Briot, Trésorier APH
Nicole Smolski, Présidente d'honneur APH
 

CRISE DE L'HÔPITAL ? La vidéo de l'interview de F. Pierru, Docteur en sciences politiques

LIRE LA VIDÉO

Alors que plus de 140 services d’urgences sont en grève et que le mouvement déborde des urgences, APH-JM interroge le sociologue Frédéric Pierru sur les causes racines de l’implosion actuelle du service public hospitalier.

Le mouvement des urgences est le symptôme d’une crise plus générale.

On nous dit «vous êtes désorganisés ». Il répond «votre financement est insuffisant pour assurer vos missions » «le modèle de l’hôpital-entreprise a touché le fond ».
Une vidéo-choc pour arrêter la culpabilisation et réfléchir à un autre modèle, réflexion autour du livre « la casse du siècle »*.

 

LA CASSE DU SIÈCLE : EN SAVOIR PLUS

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